Dans Animus, je raconte l'histoire d'un amour interdit dans l'Amérique des années 1950, et la violence sociale qui l'a rendu impossible.
Le roman s'ouvre en 1958, sur le narrateur qui se recueille sur la tombe de John Miller, l'homme qu'il a aimé et qui a été assassiné deux ans plus tôt lors d'une agression homophobe. Incapable de survivre au silence et à l'oubli, il décide d'écrire leur histoire, non seulement pour faire son deuil, mais aussi pour témoigner.
Le récit revient alors en 1955. Jack Hoffmann, dix-huit ans, grandit dans un milieu bourgeois rigide, dominé par un père autoritaire obsédé par la conformité et la réussite intellectuelle. Étouffant dans ce cadre oppressant, Jack aspire à une vie plus libre, plus instinctive. Sa rencontre avec John, jeune homme marginal et anticonformiste, bouleverse toutes ses certitudes. Entre attirance, peur et rejet intérieur, Jack découvre peu à peu son désir, tout en luttant contre les normes morales et sociales qui le condamnent.
À travers cette relation clandestine, Animus explore la construction de l'identité, la honte imposée, la violence des regards et des institutions, ainsi que le racisme et l'homophobie profondément ancrés dans la société de l'époque. La tragédie, annoncée dès les premières pages, donne au roman une tension constante, menant à une fin inévitable où l'amour se heurte brutalement à la haine.
Animus est à la fois un roman d'apprentissage, un récit d'amour et un texte de mémoire. En donnant la parole à ceux que l'histoire a longtemps réduits au silence, j'ai voulu interroger la responsabilité collective face à l'intolérance, et rappeler que derrière chaque destin brisé, il y a une humanité qui méritait d'être reconnue.
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