Nothing To Do
Quand on s'approche trop près d'un prédateur, cherche-t-on à survivre... ou à sentir sa morsure ?
Kade Stone n'a rien d'un héros. S'il travaille pour la police, c'est parce qu'il sait comment fonctionnent les monstres et qu'au fond, il sait leur ressembler.
Depuis que les Blackwood ont détruit la seule figure stable de sa vie, son mentor, Kade n'a plus d'avenir à protéger.
Seulement un nom à faire tomber.
Et briser des choses, ça, Kade sait faire.
On l'envoie infiltrer les héritières Blackwood, deux sœurs protégées par leur fortune, toujours du bon côté des conséquences, avec l'illusion la plus ancienne : qu'il suffira d'arracher la tête du serpent pour que le poison cesse de circuler dans les veines de la ville.
Le plan est simple : se fondre dans le décor, jusqu'à sentir battre le rythme interne de l'empire Blackwood sous ses doigts, puis frapper juste assez précisément pour que tout cède, sans retour possible.
Mais le plan ne comptait pas Elizabeth Blackwood.
On dit qu'elle ne ressent rien. Qu'elle ne s'embarrasse ni d'espoir ni de confiance.
Certaines portes ne s'ouvrent jamais, même quand on frappe fort.
À mesure que la partie se referme, une vérité s'impose à Kade : pour faire tomber cet empire, il ne suffit pas de noyer la structure sous les ruines.
Il faut prendre le cœur de la reine, si tant est qu'elle en possède un.