Le veilleur Armoricain
Au cœur du Morbihan, dans le village (fictif) de Kerlann, vit John Breizh, un homme vieillissant, taiseux, marqué par la vie, que la tradition désigne comme le Veilleur :
celui qui garde la mémoire de la terre d'Armorique et le secret des pierres levées. Le triskell qui s'embrase sur sa poitrine (sur la couverture) est le signe de ce don ancien qui se réveille en lui :
"la pierre se souvient quand l'homme oublie".
Tout commence une nuit de pluie à Vannes, place Henri-IV, où les pavés luisent et où les menhirs, au loin, semblent recommencer à respirer. Les lignes telluriques qui relient les sites mégalithiques de Carnac, Locmariaquer, le Champ-Dolent, jusqu'au Cercle des Neuf sur la presqu'île de Rhuys (Arzon) s'illuminent (c'est exactement ce que montre la carte dans les prochains chapitres).
Quelque chose dort sous ces pierres :
neuf druides endormis depuis des siècles, qu'il faut réveiller avant que la mémoire bretonne ne s'éteigne. Mais John ne peut pas accomplir seul ce passage de relais. Le destin lui envoie trois femmes, les « filles de la pierre », chacune née d'un élément et d'un lieu :
Mael ar Mor "l'héritier du veilleur"venue de la mer, depuis Locmariaquer, le première à le rejoindre. Meana " la voix", fille des landes et des alignements de Carnac. Nolwenn "la marche", née de la rivière, du côté de Pontivy, et la dernière Erell "la mémoire".
Ensemble, guidés par les visions de Mael, ils suivent le tracé sacré à travers le Morbihan un véritable chemin initiatique pour atteindre le Cercle des Neuf et accomplir le rituel d'éveil. Le récit mêle quête fantastique, folklore breton et mégalithique, langue bretonne, et une colonne vertébrale de philosophie stoïcienne (Épictète, Marc-Aurèle, Sénèque) : apprendre à se tenir droit comme les pierres levées, distinguer ce qui dépend de soi de ce qui appartient au vent. Au fond, c'est un roman sur la transmission.
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