Eliott avait vingt‑huit ans, cette âge où l'on croit avoir compris les autres, mais où l'on découvre surtout ce qu'on porte en soi. Depuis toujours, il préférait l'amitié fille‑garçon. Les garçons, il les trouvait trop durs, trop rapides à juger, trop prompts à se moquer pour masquer leurs propres failles. Avec les filles, il trouvait une douceur, une écoute, une façon de voir son cœur avant son apparence.
Eliott s'attachait vite. Trop vite. Intensément. Il donnait tout, sans filtre, avec cette peur constante d'être déçu, abandonné, remplacé. Il interprétait les silences, doutait de lui, s'excusait trop, pensait qu'il n'était jamais assez. Il voulait être présent, rassurant, indispensable, mais cette intensité le dépassait parfois.
Il avait blessé une personne qui comptait énormément pour lui. Pas par méchanceté, mais par maladresse, par peur, par ce besoin d'être sûr qu'on ne l'oublierait pas. Ce souvenir lui brûlait encore la poitrine. Il savait qu'il devait changer, apprendre à respirer, à laisser de l'espace, à ne plus aimer comme on s'accroche pour survivre. C'était difficile, mais il essayait. Pour elle.
Car elle était sa lumière. Sa meilleure amie. Celle qu'il ne voulait jamais perdre. Il l'aimait d'une manière rare, profonde, sincère. Pas pour la posséder, mais pour la garder dans sa vie. Il voulait qu'elle sache qu'elle était la personne la plus importante à ses yeux.
Eliott disait souvent : « Nous sommes dans une pièce remplie d'étrangers, cherchant quelque chose qui nous sauverait... et ce quelque chose, c'est elle.
All Rights Reserved