Derrière chaque silence ,il y a une vie.
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Ne vous attendez pas à une de ces histoires que j'ai l'habitude d'écrire.
Attendez-vous a être brusquement réveillé sur la réalité.
On a appris à bien marcher.
À passer vite.
À ne pas sentir l'odeur.
À ne pas entendre les cris étouffés.
À ne pas voir la main qui tremble derrière la porte.
On a appris à dire "c'est la vie".
Comme si la vie devait forcément faire mal.
Comme si une vie entassée dans le noir valait moins qu'un plat.
Comme si un corps sous un carton ne comptait plus.
Comme si un enfant qui baisse les yeux mentait.
Comme si un silence après un "non" était un oui.
Mais vois-tu,
chaque fois qu'on détourne le regard,
on signe.
On signe pour qu'ils restent seuls.
On signe pour que la peur continue.
On signe pour que la honte change de camp.
Ouvrir les yeux ça fait mal.
Oui.
Parce que derrière la vitrine il y a une mère qu'on arrache à son petit.
Parce que derrière le banc il y a un nom qu'on a oublié.
Parce que derrière les murs il y a des chuchotements qu'on fait taire.
Parce que derrière le sourire il y a des nuits qui ne finissent pas.
Et si on ne regarde pas, qui le fera ?
Si on ne dit pas, qui entendra ?
Si on n'a pas mal pour eux, à quoi on sert ?
Il ne s'agit pas de sauver le monde en un jour.
Il s'agit juste de ne plus faire semblant.
De se rappeler que respirer n'est pas un privilège.
Que grandir sans peur n'est pas un luxe.
Que dormir sans froid n'est pas une récompense.
Que dire non et être cru n'est pas trop demander.
ILS ONT UN NOM.
Ils ne sont pas des chiffres. Pas des faits divers. Pas des images qu'on zappe.
Ce sont des vies.
Et tant qu'une seule vie se brise dans le silence,
nous sommes tous un peu complices.
Alors ouvre les yeux.
Même si ça brûle.
Surtout si ça brûle.
Parce que c'est là que ça commence à changer.
Alors je vous en prie ,parlez en
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