The wave - La vague.

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WpMetadataNoticeLast published Mon, Nov 9, 2015
Le ciel d'hiver commençait à blanchir les rues et les trottoirs en dispersant ses flocons de givre. Pendant ce temps, moi, mes pensées devenaient de plus en plus sombres. Noirceur et ténèbres qui commençait à engloutir toute agilité cérébrale. Mes yeux se fermaient et s'ouvraient à un rythme régulier. Tellement doucement, j'avais l'impression qu'au prochain clignement de paupières, j'allais perdre connaissance et ne plus rouvrir les yeux de se monde hypocrite. Allongé sur mon lit, sur le dos, les larmes roulant sur mes joues en silence. Sans cesse me ramener à l'ordre. À m'haïr d'y penser encore et encore. J'avais beau ne plus vouloir, ça me hantait sans cesse. Cette douleur lancinante qui ne m'aidait pas. J'avais simplement hâte de fermer les yeux, et que les ténèbres m'engloutissent pour un moment, comme à chaque fois. Que ça fasse effet. Que ça marche... qu'il me laisse tranquille... Que je me mente en me disant qu'il ne reviendra plus ici. Tous droits réservés.©
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Fou de rage, je te regarde mon frère, puis ferme les yeux. J'appuie et appuie encore sur la gâchette, mon doigt suivant le tempo donné par mes premiers coups de feu. Le bruit puissant de chaque détonation se mêle à mon hurlement, à ma souffrance. Je sens les gouttes de sang tiède qui, perdues, viennent se réfugier sur mon visage, certaines jouant ainsi pour un instant, le rôle d'une larme. Je continue de presser la détente jusqu'à ne plus entendre que ce "clic-clic" qui m'informe que mon chargeur est vide. Mes paupières masquant le blanc brouillé de pourpre se soulèvent et j'observe... j'observe ce corps gorgé de sang, ce corps dont les 14 trous béants fument encore autant que le canon de mon flingue. La bouche entre-ouverte, mon arme toujours pointée sur toi, je te regarde maintenant sans vie, basculer lentement en arrière pour te reposer, à jamais, sur la moquette sale de l'hôtel Loyal...

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