HELL
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WpMetadataNoticeLast published Tue, Aug 18, 2015
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Fiction
Romance
"Je suis une pétasse. Je suis un pur produit de la Think Pink génération, mon crédo : sois belle et consomme." Hell à dix-huit ans, vit à Paris Ouest, se défonce à la coke, est griffée de la tête aux pieds, ne fréquente que des filles et des fils de, dépense chaque semaine l'équivalent de votre revenu mensuel, fait l'amour comme vous faites vos courses. Sans oublier l'essentiel : elle vous méprise profondément... Jusqu'au soir où elle tombe amoureuse d'Andréa, son double masculin, séducteur comme elle, et comme elle désabusé. Ensemble, coupés du monde, dans un corps à corps passionel, ils s'affranchissent du malaise qu'ils partagent. Mais les démons sont toujours là, qui veillent dans la nuit blanche de ses chasseurs de plaisir.
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La folie ordinaire, c'est faire des allers-retours dans des unités de soins qui sentent l'éther et qui forment des microcosmes à eux-seuls. Parce que c'est un large panel de la population qu'on y retrouve, de l'alcoolique chronique à la jeune femme qui s'est défenestrée après avoir vécue les pires atrocités. Les joies de la sectorisation en psychiatrie. C'est partager sa chambre avec une femme de soixante-ans qui souffre autant de dépression que d'ennui, rythmer ses journées au gré des séances avec le psychologues et psychiatres, et ateliers en tout genre, ou Oh ! miracle, avoir le droit de se balader dans le jardin de l'hôpital quelques minutes. C'est surtout cloper, cloper beaucoup, parce qu'il faut le dire, on tourne vite en rond. Et puis la sortie n'est guère plus salvatrice, quand on t'a infantilisé pendant des semaines, avec le repas à dix-huit heures précises et l'appel du traitement à vingt-et-une heure pétante, le retour à la réalité s'avère difficile. Car la folie ordinaire c'est aussi la répétition. L'ordre dans le chaos. Une petite routine bien ficelée, censée contrer toute tentative vaine de ton organisme de céder à ses passions. C'est une lutte perpétuelle contre soi-même, afin de dompter l'indomptable. Et lorsque ton microcosme laisse place à la solitude dans un appartement de 20m2, où aucune infirmière ne siège pour meubler ton vide existentiel, tu deviens ton pire ennemi.

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