Seule au monde

Seule au monde

  • WpView
    LECTURES 22
  • WpVote
    Votes 3
  • WpPart
    Chapitres 1
WpMetadataReadEn cours d'écriture
WpMetadataNoticeDernière publication lun., août 3, 2015
Exela. Mon nom, rien qu'un mot peut déjà définir la personne en face de vous. Puis le ton employé pour seulement prononcer son nom peut définir la personnalité de cette personne. Et bien moi, si je me trouvais en face de vous, vous pourriez sans aucun doute percevoir la tristesse, le dégoût et l'écœurement de vivre. Et bien vous n'avez pas totalement tort sur les adjectifs employés mais "de vivre" ? Moi même je ne le sais pas. Durant mon enfance, ma vie était maussade, rien de très exaltant si ce n'est les mêmes trains de vie de tous les gosses de cet âge. En réalité, j'étais encore plus passive que tous ces gamins. Puis arriva l'adolescence, et ce fut même pire. Ce n'est pas vraiment le symptôme de la crise d'adolescence comme vous pouvez sûrement le penser, mais le fait d'être indifférente à la vie, étrangère à tout ce qui arrive. L'adolescence était seulement la confirmation de ce que je ne comprenais pas encore lors de mon enfance. Je me sentais comme... seule au monde.
Tous Droits Réservés
Rejoignez la plus grande communauté de conteursObtiens des recommandations personnalisées d'histoires, enregistre tes préférées dans ta bibliothèque, commente et vote pour développer ta communauté.
Illustration

Vous aimerez aussi

  • Matryoshka
  • Je les cherche encore
  • Démonzémerveille
  • Émilie
  • Chronique d'une ancienne dépressive
  • Chroniques d'un Dieu (et encore, je suis modeste)
  • Mon côté sombre
  • Ma chronique : J'écris pour ne pas disparaître 🌘
  • 	"Les cris que personne n'entend"
  • des bleus à l'âme

Je suis entrée en fac de psycho pour comprendre les autres. Mais je crois que j'essaie surtout de me comprendre moi. Il y a les amphis trop grands, les filles qui vous raccrochent au monde, les silences qu'on apprend à apprivoiser. Et puis il y a Alceste. Trop calme pour être honnête. Trop intelligent pour être inoffensif. Trop proche, malgré tout. On parle les mêmes langues mais on ne vient pas du même monde. Enfin, c'est ce que je croyais. Parce que nos mondes, en réalité, se sont croisés bien avant qu'on se rencontre. Dans le sang, dans les mensonges, dans les endroits où les cicatrices se transmettent de père en fille, de père en fils. Le passé qu'on m'a caché me rattrape. Et ce qui nous lie, ce n'est pas une histoire d'amour. C'est une collision. Avec ceux qui veulent nous faire taire. Avec ceux qui nous surveillent dans l'ombre. Avec ce qu'on refuse de devenir. Et parfois, ce n'est pas le réveil qui fait mal. C'est ce qu'on découvre quand on ouvre enfin les yeux.

Plus d’Infos
WpActionLinkDirectives de Contenu