«Sofiane, Naïma, merci.»

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WpMetadataNoticeLast published Mon, Dec 21, 2015
«Je crois que sans eux, je serais morte. Peut être n'aurais-je jamais eus la foi en une quelconque chose. Peut être aurais-je tué quelqu'un de rage. J'avais la rage, la haine n'étant pas un mot adapté. Car la haine est très proche du sentiment de l'amour, tout aussi intense et dans le fond nous aimons la personne que nous haïssons. Alors que moi, je n'aimais personne. Toutes personnes m'ayant fait du mal était morte et enterrée fictivement dans ma tête. J'espérais que la nuit les emporte mais ce n'était pas le cas Et si je n'avais pas rencontré ces deux êtres, qu'ils ne m'auraient pas chéris et aimés comme une fille ou une sœur, je ne sais pas ce que je serais devenue. Ils m'ont instruit. Ils m'ont montré comment me défendre et me contrôler. Ils m'ont fait acquérir des valeurs. Ils m'ont apprit à pardonner à la pire crapule qui puisse exister. Sofiane, Naïma, merci.»
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adolescence
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J'avais huit ans. J'avais mal, j'avais peur, et je voulais mourir. Je pensais que tout allait enfin finir, quand les secours sont arrivés. Ils me demandaient de m'accrocher et, malgré moi, je les ai écoutés. D'un coup, il y avait du bruit partout : des hurlements, des sirènes, des ordres criés dans tous les sens... Puis, plus rien. Le noir était total. J'étais perdue, mais ma conscience me soufflait ces trois petits mots : "c'est ta faute". Je l'avais cherché. À cause de moi, ma famille avait été malheureuse, puis détruite à jamais. Ils me détestaient... Mais pas autant que moi je me détestais. J'étais coupable... Coupable d'exister. *NDA : si vous êtes un enfant ou un adolescent et que vous pensez être maltraité ou que vous pensez que quelqu'un l'est n'hésitez pas à en parler avec une personne de confiance ou à appeler le 119 (numéro d'appel d'urgences)* Cover by @blanspoir

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