Ce que les vivants ont tu « Même mort, je vous regarde droit dans les yeux. » Vous saviez. Ou vous avez fait semblant de ne pas savoir. C'est toujours comme ça que ça commence. Un homme est mort. Et autour de lui, on s'organise. On choisit ce qu'on va dire. Et surtout, ce qu'on va taire. Ils sont là pour l'enterrer. Mais chacun vient surtout vérifier que rien ne remontera. Que les silences tiendront encore. Que la version officielle suffira. La mère détourne les yeux. La sœur se tait depuis trop longtemps. Le mari lit sans comprendre. L'amant regarde de l'autre côté de la vitre. Les autres observent, notent, jugent... et passent à autre chose. Ce roman ne raconte pas une famille. Il décrit un mécanisme. Celui qui permet aux violences de durer. Celui qui transforme le silence en système. Ce que les vivants ont tu, ce n'est pas ce qui s'est passé. C'est ce qui a été laissé faire. Ce livre ne demande pas : qui est coupable ? Il pose une question plus dérangeante : jusqu'où êtes-vous prêt à vous taire pour rester du bon côté ?
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