Lorsque j'étais enfant, je rêvais d'avoir un prince charmant comme toutes les jeunes filles de mon âge, mais j'ai vite compris que ce rêve ne m'étais pas destiné. Je rêvais de choses impossible, je rêvais d'un homme qui prenais soins de moi et qui me respecter comme toute femme le mérite. Mais lorsque la croissance pointe le bout de son nez, l'innocence s'en va peu à peu et la réalité nous claque. Très fort. Trop fort.
Le prince charmant s'est transformé en serpent, le rêve de princesse, en film d'horreur.
La vie nous gâtes que part des secondes de bonheur, des moments éphémères, le reste n'est qu'un jeu auquel tu dois survivre, pour pouvoir mourir. Je l'ai compris bien trop tard et c'est ce qui m'a amené ici : dans ce lit d'hôpital, branché à des machines. Mon corps est là, mais moi, je suis loin, beaucoup trop loin. On m'a vidé ma bouteille d'oxygène, lorsque j'ai essayé de les faire respirer. On m'a demandé d'être là, ils m'ont lâché quand ils ne voulaient plus l'être pour moi. On ma marcher dessus lorsque j'essayer juste d'avancer.
Chacun commet des erreurs, mais peu savent les reconnaître. J'ai reconnu mon erreur, parce que s'en était pas une, j'ai choisis de la faire mais j'ai pas choisis la manière dont elle est c'est terminé. Mes yeux encore ouverts peuvent en témoigner.
Je pense, je ressasse, je me ronge. Comment j'en suis arrivé là ? Est-ce finalement moi le problème et non eux ?
L'air qui entre dans mes poumons, me donnera sûrement une réponse, après tout, j'ai tout fait pour qu'elle ne trouve plus aucune entrée. Est-ce un signe ou une malédiction ? Le sourire qui afficher sur mon visage durant cette nuit nocturne, était-ce la preuve formelle que ma décision était la bonne ? Visiblement, non. Foutu sourire nocturne.
" Pendant l'insomnie, je me dis, en guise de consolation, que ces heures dont je prends conscience, je les arrache au néant, et que si je les dormais, elles ne m'auraient jamais appartenu, elles n'auraient jamais existé." Emil Cioran.
[-Tu ne devrais pas manger ça.
Je me tourne vers le garçon qui vient de parler et il me montre du doigt une baie que je tiens entre les mains.
-Elle est empoisonnée.
Je la lâche comme si elle venait tout juste de me brûler et il ricane en se rapprochant de moi. Son souffle s'abat sur mon oreille alors qu'il murmure d'une voix grave.
-Je t'ai sauvé la vie Luna. ]
J'ouvre les yeux brusquement aspirant le peu d'air que cette remonté veux bien m'offrir. Mais bien vite mon corps sombre à nouveau dans les ténèbres et je m'y laisse tomber en le fixant. La alors mon corps se détend et je tends une main vers sa silhouette avant qu'elle ne disparaisse ...à jamais.