GabriellaMballa
Nadège Ndié pensait avoir enfin trouvé ce qu'elle attendait depuis longtemps : un mari, un foyer, une vie à deux en France. Quand Junior entre dans sa vie, il sait exactement quels mots employer. Il parle de destin, de famille, de loyauté et d'avenir. Il promet de l'aimer, de la protéger et de construire avec elle.
Mais derrière les promesses, la maison devient peu à peu une prison.
Nadège paie le loyer, les factures, les courses, les meubles et les silences. Junior, lui, ne paie presque rien, mais exige tout : son attention, son argent, son temps, son corps, sa voix et jusqu'à sa confiance en elle. Il lui répète qu'elle est trop âgée pour recommencer, que personne ne voudra d'elle, qu'elle n'a personne sans lui.
Puis viennent les excuses.
Les fleurs après les coups.
Les promesses après les humiliations.
La douceur qui fait douter de la violence.
Grâce à Mireille, une amie qui refuse de détourner les yeux, Nadège commence à comprendre qu'elle n'est ni folle, ni faible, ni coupable d'avoir aimé. Lentement, elle prépare son départ. Elle retrouve sa voix, son courage, ses projets et la possibilité d'un amour qui ne fait pas peur.
Ce que j'ai repris de moi est une histoire de violences conjugales, d'emprise psychologique, de diaspora camerounaise en France, d'amitié féminine, de reconstruction et de seconde chance.
Parce qu'elle ne lui a jamais volé sa vie.
Elle a seulement repris la sienne.