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Je n'oublierai jamais le premier jour de ma rentré. L'air était frais, chargé d'une odeur de feuilles mortes et de peinture fraîche, et pourtant, rien ne pouvait apaiser le poids qui pesait sur mes épaules. Le lycée se dressait devant moi, immense et intimidant, et je sentais mon cœur battre si fort que j'avais l'impression qu'il allait exploser. Tout était nouveau : les couloirs, les visages, les rires qui semblaient former des îlots impénétrables. Les groupes d'élèves se formaient naturellement, se dispersaient, et moi... moi, je me sentais invisible, perdue dans un monde où chacun semblait déjà avoir sa place.
Pourtant, malgré la peur et la solitude, quelque chose bouillonnait en moi : l'espoir. L'espoir qu'au milieu de ces inconnus, je pourrais trouver des personnes prêtes à tendre la main, à écouter, à partager. L'espoir d'une solidarité, même discrète et fragile, pouvait exister et faire naître des liens capables de transformer une vie.
Je ne savais pas encore à quel point ces liens seraient précieux. Je ne savais pas encore que certains gestes, certains mots ou regards échangés allaient marquer le début d'une année inoubliable. Je ne savais pas encore que le courage et l'attention envers les autres pouvaient créer un réseau invisible mais puissant, capable de soutenir, protéger et unir.
Ce que je savais, c'était que j'allais essayer. Essayer de tendre la main, d'écouter, de comprendre, et peut-être, petit à petit, trouver ma place dans ce lycée.
Parce que, parfois, même dans l'inconnu et la peur, un simple geste peut faire toute la différence. Et c'était ce geste que je cherchais à découvrir...