Assis dans ma chambre, devant la page blanche, j'écris tout ce qui me passe par la tête
J'pense aux crasses, aux farces et à tout ce que j'ai pu faire
J'pense aux crasseux, au garces, aux putes que j'ai pu m'faire
J'pense au sang, à la douleurs, aux armes et aux gens six pieds sous terre
J'pense à l'amour, à la haine, à la joie, la tristesse et à nos moments de paix
J'me tend quand je vois ce tableau sur le meuble de la télé
J'me tend quand je pense à cette photo dans ce sac par terre
J'efface les souvenirs quand je pense à nos moments sur le PC
J'aimerais oublier son sourire et ses pleurs devant la fenêtre
J'aimerais effacer les deux ans de lutte de ma mère contre le cancer
J'aimerais défoncer ce fils de pute de patron de mon père
J'aimerais envoyer chier l'Etat qui vole les deniers que j'ai gagné
J'aimerais virer cet enculé de prof en fac qui nous fait tous couler
La vie mérite d'être vécue, quand elle est pleine de rire
Elle ne le mérite peut-être pas quand elle consiste à subir celle des autres
J'aimerais partir, loin où je n'ai aucun souvenir
Les enfermer dans une pièce sombre de mon cœur, fermé à tour triple
Pour ne plus jamais l'ouvrir, pour ne plus jamais m'ouvrir
Pour ne plus jamais accueillir, et ne plus jamais souffrir
J'ai le cœur qui crie, la bouche qui reste close
Les hurlements d'estomac commencent à passer par dessus tout les sons
J'ai faim et l'idée de commander fast-food efface toute émotion
Besoin de satisfaction, ce soir j'ai besoin de mes amis et ça je le sais
Il seront là, au final ce texte n'est qu'un cache-misère.
