Chapitre 34 : À jamais

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Ce chapitre annonce la presque fin d'Empire...Avant de vous lancer, je voulais vous remercier pour les 50k !!! C'est énorme. Merci du fond du cœur.
TW : deuil, meurtre

Bonne lecture <3 ————————————

Émeri

Cinq heures... Dans cette chambre sombre et silencieuse, le temps semble suspendu. Les aiguilles de l'horloge semblent se déplacer avec une lenteur cruelle, rythmant chaque seconde de douleur et de chagrin. Mes pensées tourbillonnent dans ma tête. Cinq heures se sont écoulées depuis que j'ai vu Amara gisant inerte sur le sol, depuis que j'ai senti son pouls faiblir sous mes doigts impuissants. Trois heures depuis que j'ai perdu une partie de moi-même, une partie de mon cœur qui semblait battre en harmonie avec le sien. La douleur est insupportable, écrasante, comme si un poids écrasant pesait sur ma poitrine, m'empêchant de respirer, m'obligeant à lutter pour chaque inspiration. Mes yeux sont embués de larmes, ma douleur ne cesse de ressentir. Amara... Ma sœur, mon amie, mon tout. Comment puis-je continuer sans elle ? Comment puis-je affronter un monde qui semble si sombre et si vide sans sa présence lumineuse à mes côtés ? Les souvenirs de notre enfance, de nos rires et de nos joies partagées, me submergent, me rappelant tout ce que j'ai perdu en la perdant. Je me sens si seul, si abandonné, même entouré de ceux qui m'aiment et qui me soutiennent. Je repense à notre dernier moment ensemble, à ces instants volés de bonheur qui semblaient si éphémères et pourtant si précieux. Nous riions, nous nous chamaillions comme nous l'avions toujours fait, ignorant les dangers qui nous entouraient. Et maintenant, elle est partie, emportée par une violence injuste et insensée. Je suis envahi par un sentiment d'injustice, de colère impuissante face à la cruauté du destin qui a pris ma sœur. Pourquoi elle ? Pourquoi maintenant ? Les questions tourbillonnent dans ma tête, mais je sais que je n'aurai jamais de réponses satisfaisantes. Je m'accroche à son souvenir, à chaque sourire, chaque éclat de rire, chaque étreinte partagée. Je me raccroche à ces fragments de bonheur comme à des bouées de sauvetage. Cherchant désespérément un peu de réconfort dans les souvenirs de ce qui me reste d'elle.

Mais même ces souvenirs sont teintés de tristesse maintenant, une ombre sombre qui voile leur éclat autrefois lumineux. Je me sens brisé, anéanti, comme si une partie de moi-même avait été arrachée de mon être, laissant un vide béant qui ne pourra jamais être comblé.

Et pourtant, malgré la douleur insupportable qui me consume, je sais que je dois continuer. Pour Amara, pour tous ceux qui ont souffert et qui souffrent encore à cause de la tyrannie et de la violence de ce monde. Je dois trouver la force de me relever, de continuer à me battre pour un avenir meilleur, même si cela signifie affronter chaque jour la douleur poignante de sa perte.

Je m'accroche à l'espoir, aussi fragile soit-il, qu'un jour la justice sera rendue, que la paix triomphera.

Mais pour l'instant, je me permets simplement de pleurer, de laisser couler mes larmes en un torrent silencieux de chagrin, sachant que même dans ma douleur, l'amour que j'ai pour Amara restera éternel et indestructible.

La porte de la chambre s'ouvre. À travers le voile de mes larmes, je perçois une silhouette familière entrer dans la chambre. C'est Maria, avec un plateau à la main. Son visage est marqué par la compassion et la tristesse, mais il émane aussi une force tranquille, un soutien silencieux qui m'apaise dans ma douleur.

Elle s'approche doucement, déposant le plateau sur une table à côté du lit où je suis assis. Sur le plateau, il y a une tasse de thé fumante et une assiette de biscuits. Elle sait que j'adore ça. Son attention me touche.

Sans un mot, elle prend place à mes côtés, posant une main réconfortante sur mon épaule. Je sens son soutien muet, son empathie sans jugement, et cela m'apporte un réconfort indescriptible. Maria me tend le biscuit, Mes lèvres tremblantes s'ouvrent pour accepter le biscuit, et je prends une bouchée distraitement. Le goût familier me rappelle les jours heureux, lorsque Amara était encore avec nous, et une vague de nostalgie m'envahit. Elle observe attentivement mes réactions, son regard empreint de préoccupation et de sollicitude. Je prends une gorgée de thé chaud, sentant sa chaleur réconfortante se répandre dans ma gorge. C'est comme si chaque gorgée apportait un peu de calme dans la tempête qui fait rage en moi, un moment de paix dans le chaos de mes émotions. Maria reste à mes côtés, silencieuse mais présente, sa proximité apaisante dans ma détresse. Je lui suis reconnaissant pour sa compassion et son soutien, car même si les mots peuvent parfois échouer à exprimer la profondeur de notre douleur, sa présence est un baume pour mon âme blessée.

Empire [TERMINÉ]Où les histoires vivent. Découvrez maintenant