Chapitre 4 - Kitsune

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Voici alors l'histoire que Kitsune raconta, du début de son périple jusqu'à maintenant.

Je m'appelle Kitsune et j'ai 12 ans. Aujourd'hui, je me promène dans un petit village niché au cœur des bois, où je croise d'autres membres de ma race, les Inari, des hommes-renards dotés de pouvoirs mystiques. Ce village, dépourvu de nom, semble figé dans le temps, préservant les traditions anciennes et la culture des Inari. Les rues pavées serpentent entre les maisons de bois, tandis que les habitants vaquent à leurs occupations quotidiennes, imprégnant l'air d'une atmosphère paisible.

Pour moi, ce village est mon foyer, un lieu où je me sens en sécurité parmi les miens. Dans ce jour paisible, comme tant d'autres, le village Inari prospère grâce à l'investissement de chacun et à la cohabitation harmonieuse entre ses habitants, loin des autres peuples et de leurs conflits. Cependant, cette quiétude est brusquement interrompue par l'arrivée inattendue d'une troupe de mercenaires envoyée par l'église. Leurs intentions sont claires : incendier, piller et tuer.

Le village, autrefois un havre de paix, se retrouve plongé dans le chaos et la terreur alors que les flammes dévorent les habitations et que le son des armes résonne dans les rues. Nous, les Inari, pris au dépourvu par cette attaque impitoyable, devons maintenant lutter pour notre survie contre cet ennemi inconnu et impitoyable.

La mission des mercenaires envoyés par l'église ne se limite pas à la destruction du village Inari. Leur objectif est également de capturer des enfants et des femmes pour les vendre comme esclaves aux grandes familles. Cette révélation ajoute une dimension encore plus sinistre à leur attaque, jetant une ombre sombre sur notre avenir. Les cris de terreur et de désespoir résonnent alors que nous nous battons pour protéger nos proches et notre liberté contre cette menace impitoyable. Mon cœur bat de peur et d'angoisse alors que je prends la fuite en direction de ma maison pour retrouver ma famille.

Cependant, à mon arrivée, l'horreur me saisit alors que je découvre un véritable massacre perpétré par l'un des mercenaires. Les murs sont maculés de sang, et le sol est jonché des corps sans vie de mes proches. Un cri de douleur et de rage monte dans ma gorge alors que je réalise l'ampleur de la tragédie qui s'est abattue sur ma famille et sur mon foyer. Prise de panique et tétanisée par la terrible découverte, je reste figée sur place, incapable de bouger ne serait-ce qu'un cheveu. Mon esprit est assailli par le choc de la perte brutale de ma famille et de mon foyer bien-aimé.

Dans mon état de vulnérabilité, un des mercenaires me repère et crie après moi, m'interpellant de manière menaçante, prêt à m'ôter la vie. La peur et le désespoir se mêlent dans mon regard alors que je me retrouve face à un danger mortel, sans échappatoire en vue. Dans un sursaut de survie, je parviens à rassembler mes dernières forces et à prendre la fuite en courant vers la forêt voisine, laissant derrière moi l'horreur et la destruction du village. Chaque battement de mon cœur résonne dans ma poitrine alors que je m'enfonce plus profondément dans les bois, cherchant désespérément un refuge sûr, loin des mercenaires et de leur cruauté.

Ma course effrénée est guidée par l'instinct de survie, et je m'accroche à l'espoir que quelque part dans cette forêt, je trouverai un endroit où me cacher. Épuisée mais déterminée à survivre, j'atteins enfin l'entrée de la forêt, mais mon soulagement est de courte durée lorsque je tombe nez à nez avec un des mercenaires. Mon cœur se serre d'horreur en voyant le mercenaire prendre du plaisir avec l'une des femmes du village, une scène qui me rappelle la tragédie qui vient de se dérouler chez moi. La rage bouillonne en moi face à cette injustice, mais je sais que je dois rester silencieuse et me cacher pour ma propre sécurité.

Je reste figée sur place, cette fois-ci de façon irrévocable, tandis que le mercenaire s'approche de moi et saisit mon bras avec une force brutale. Un frisson d'effroi parcourt mon échine alors que je l'observe lécher son couteau d'une manière sinistre, comme s'il comptait me dévorer. La terreur envahit chaque fibre de mon être alors que je réalise l'ampleur du danger qui me menace. Incapable de me défendre, je me prépare au pire, mon esprit tourbillonnant dans un mélange de panique et de résignation.

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