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Et parfois je me sens comme l'océan,
À la fois géant et méchant,
Qui claque sa haine
Et vague sa peine.

Je me sens comme cette illusion
Du calme avant la tempête.
J'ai les pensées qui grondent
Comme un tsunami qui s'effondre.

Cette impression d'être retenue,
Sans menottes, d'une force nue.

Et je suis confuse,
L'écume qui fuse,
Le bruit fort sur le sable
Les coquillages qui s'ensablent.

Tout est si bruyant,
Si menaçant.
Que les poissons pourraient se noyer
Dans cette eau qui ne finit de bouger.

Souvent, je me sens comme le calme,
Ou le clapotis tendre qui caresse le sable.
Le doux son de l'eau qui câline
Les coquillages et l'abîme.

Mais toute cette eau entassée,
Qui s'étale sur les rochers,
Finit toujours par gronder
Au fond des grottes cachées.

Comme dans mon cœur,
La mousse se frotte et s'effleure,
L'eau gronde et sombre,
Comme pour noyer ce qui l'effondre.

Au fond, le calme revient toujours.
L'océan retrouve sa place,
Les larmes sèchent sur mes joues.
Il ne reste aucune trace.

Haki~

LuciditéOù les histoires vivent. Découvrez maintenant