L'Illusion du Bonheur

7 2 1
                                    


Quelques jours avaient passé depuis cette nuit sur le toit. Pourtant, l’écho de ce moment intime entre Kakucho et Izana hantait encore l’esprit du jeune homme. Chaque souvenir de leurs doigts entrelacés, de la tête d’Izana contre son épaule, était gravé en lui comme une promesse silencieuse. Mais avec Izana, rien n’était jamais simple.

Il y avait toujours cette ombre, ce quelque chose d’insaisissable dans le regard doré d’Izana, comme une tempête prête à éclater à tout moment. Et Kakucho savait que, tôt ou tard, cette tempête finirait par les emporter.

Ce soir-là, ils étaient de retour au QG de la Tenjiku. L’atmosphère y était électrique, comme si tout le monde sentait qu’un affrontement imminent approchait. Les hommes circulaient nerveusement, mais Kakucho gardait ses yeux rivés sur Izana, qui, de son côté, restait appuyé contre le mur, une expression indéchiffrable sur le visage.

— « Kakucho. »

La voix d’Izana résonna doucement dans la pièce, mais elle portait cette autorité familière à laquelle personne ne pouvait échapper. Kakucho leva immédiatement les yeux, ses poings se serrant instinctivement.

— « Viens avec moi », ordonna-t-il, avant de se détourner et de quitter la pièce sans attendre de réponse.

Kakucho le suivit sans un mot, comme il l’avait toujours fait. Ils marchèrent côte à côte dans les couloirs sombres, sans se parler. Chaque pas résonnait comme un battement de cœur, lent mais oppressant. Ils quittèrent bientôt le bâtiment et se retrouvèrent à l’extérieur, sous un ciel voilé d’épais nuages.

Izana s’arrêta soudainement devant une vieille bâtisse abandonnée, un lieu où ils avaient l’habitude de se retrouver lorsqu’ils voulaient échapper au bruit et à l’agitation de leur gang. Kakucho connaissait cet endroit comme le sanctuaire silencieux d’Izana, le seul lieu où il semblait à peu près en paix.

— « Tu te souviens de la première fois qu’on est venus ici ? » demanda Izana, sans regarder Kakucho.

— « Oui. Tu avais dit que personne ne pouvait nous atteindre ici. »

Izana eut un léger sourire, presque nostalgique, mais il s’effaça aussi vite qu’il était apparu. Il s’assit sur un vieux canapé poussiéreux qui traînait encore dans un coin de la pièce, et d’un geste lent, il invita Kakucho à s’asseoir à côté de lui.

— « J’ai souvent pensé que, si je devais disparaître un jour, ce serait ici », murmura Izana, ses yeux perdus dans le vide.

Ces mots frappèrent Kakucho comme un coup de poing en pleine poitrine. Il s’était toujours attendu à ce qu’Izana parle ainsi, mais les entendre à voix haute faisait mal, bien plus qu’il ne l’aurait imaginé.

— « Ne parle pas comme ça », répondit Kakucho d’une voix rauque.

Izana tourna enfin la tête vers lui. Ses yeux dorés brillaient dans l’obscurité, mais ils étaient empreints d’une tristesse que Kakucho ne pouvait supporter.

— « Pourquoi, Kakucho ? » demanda Izana, sa voix cassante. « Pourquoi tu restes ? Je ne suis qu’un roi sans royaume, un homme brisé. Tu pourrais partir, mais tu t’accroches encore à moi. Pourquoi ? »

Le regard de Kakucho s’adoucit. Il savait que c’était la peur qui parlait à travers Izana, la peur d’être abandonné une fois de plus. Kakucho avait toujours été conscient de la douleur qu’Izana portait en lui.

— « Je t’ai déjà répondu », murmura Kakucho. « Parce que je le veux. »

Izana rit doucement, mais ce n’était pas un rire joyeux. C’était un rire amer, chargé de douleur.

— « C’est si simple, pour toi. »

— « Oui », répondit Kakucho avec assurance.

Un silence tomba entre eux, lourd et pesant. Puis, contre toute attente, Izana se pencha vers Kakucho et posa une main sur sa joue, son pouce traçant doucement la cicatrice qui marquait son visage. Kakucho frissonna sous ce contact. Izana n’était jamais tendre. Jamais doux. Et pourtant, en cet instant, il semblait presque vulnérable.

— « Pourquoi je ne peux pas te détester, Kakucho ? » murmura Izana, son regard plongé dans celui de son compagnon.

Kakucho ne répondit pas. Il savait qu’aucun mot ne pouvait vraiment apaiser les tourments d’Izana. Alors, au lieu de parler, il posa sa main sur celle d’Izana, toujours sur sa joue, et la pressa doucement.

— « Parce que je suis là pour toi. Toujours. »

Izana ferma les yeux, comme pour savourer ce bref instant d’intimité, puis, lentement, il se rapprocha encore. Leurs fronts se touchèrent, leurs respirations se mêlèrent, et pendant un instant suspendu, le monde extérieur cessa d’exister.

Kakucho sentit son cœur battre à toute vitesse. Chaque fibre de son être lui criait qu’il voulait plus. Plus de ces moments volés, plus de ce contact qu’il avait trop longtemps désiré en silence. Alors, sans réfléchir davantage, il combla la distance entre eux et déposa un baiser doux mais désespéré sur les lèvres d’Izana.

Izana ne recula pas. Il répondit avec la même intensité, comme s’il s’accrochait à Kakucho pour ne pas sombrer. Le baiser était maladroit, pressant, mais il contenait tout ce qu’ils n’avaient jamais su se dire. Chaque peur, chaque espoir, chaque promesse silencieuse.

Lorsqu’ils se séparèrent enfin, à bout de souffle, Izana resta immobile, le front toujours appuyé contre celui de Kakucho.

— « C’est dangereux, ce qu’on fait », murmura-t-il, une lueur inquiète dans le regard.

— « Je sais », répondit Kakucho.

— « Et pourtant, tu restes. »

— « Oui. »

Izana eut un sourire triste, mais cette fois, il n’y avait ni sarcasme ni résignation. Juste une sincérité brute.

— « Alors, ne me lâche jamais. »

Kakucho hocha doucement la tête.

— « Jamais. »

Et dans cette bâtisse abandonnée, au milieu des ombres et du silence, ils scellèrent un pacte invisible, fragile mais inébranlable. Peu importe ce que l’avenir leur réservait, peu importe les batailles à venir, Kakucho savait qu’il resterait aux côtés d’Izana.

Parce que c’était là qu’il appartenait. Toujours.

\______________________________________________/

Je vais sortir rapidement les chapitre de cette histoire...

Soyez prêt le 18 je sort un chapitre sur "le gang le plus GAY de tokyo"pour l'anniversaire D'Inupi!!!et deux jour après y'aura celui de Rindo😋

Enfin bref!
J'espère que cette nouvelle histoire vous plait !!

Bye doubai

le sacrifice du "roi"Où les histoires vivent. Découvrez maintenant