CHAPITRE XXIX.

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Trigger Warnings : Langage ; violence (conjugale ?) ; meurtre ? (c'est pas explicite, ni gore) ; Mina [TWICE] ; des fautes peut-être.

Extrait : "Oh, mais je pense que tu sais ce qu'il s'est passé, Somi."

"Donc. . . Vous souhaitez porter plainte contre Jeon Jeongg-kuk ?" La policière remonte les yeux sur la femme devant elle.

Elle se tenait derrière le bureau, droite, grande et fière. Ses longs cheveux noirs coulaient sur ses épaules comme de l'eau, les reflets violacés rendant presque son apparence irréelle. Ses yeux ambrés sont posés sur ceux de l'officière de police, la scrutant de haut en bas. Celle-ci se rabat légèrement sur son siège, s'enfoçant dans le moelleux de la chaise.

"Oui, elle répond. Pour harcèlement et violence domestique. Je pourrais même l'accuser de meurtre." Son ton est austère, avec un soupçon d'amertume, et sa voix ne flanche à aucun moment. La policière aurait pensé qu'une victime d'abus serait plus émotionnelle vis-à-vis de ses propres expériences, mais ce n'est pas qu'une simple victime qu'elle a devant elle.

"Bien. Je vais prendre votre témoignage. . .  Elle pose ses doigts sur le clavier de son ordinateur, mais remarque que la femme n'a pas bougé d'un seul iota depuis qu'elle est entrée dans le commissariat. Vous pouvez vous asseoir."

Mais celle-ci reste immobile, si ce n'est pour le sourire froid qui se dessine sur ses lèvres maquillées d'un doux rose pâle. "Oh, mais je pense que tu sais ce qu'il s'est passé, Somi."

Entendre son nom des lèvres de Ji-A lui fait l'effet d'un seau d'eau froide qu'on lui renverserait sur la tête. Elle suppose qu'elle le mérite, après avoir fermé les yeux tant de fois sur les comportement malsains de Jeongg-Kuk. Somi se pince les lèvres, inspirant tout son courage puis elle regarde une nouvelle fois la femme. "C'est la procédure, Madame Shon. On doit la suivre.

- Bien. Suivons-là. Dit-elle, s'installant enfin sur la chaise qui lui a été proposée, un sourire narquois et savant aux lèvres. Tout a commencé il y a des années. Sept ans, plus ou moins."

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Dans le petit casier noir repose des fleurs, des lys tigrés. L'étudiante relève un sourcil à leur vue, les lèvres légèrement entrouvertes. Comment sont-elles arrivées là ? Elle jette un coup d'œil à son cadenas : tout va bien, il est entier et avec toutes ses dents. Ses yeux d'ambre retournent sur les fleurs, et elle les remarque encore fraîches, avec des gouttelettes tombant contre le métal de son casier en silence.
Derrière elle s'amasse un troupeau de filles, ses dites amies, et toutes se mettent à émettre un son d'émerveillement, à croire qu'elles n'avaient jamais vu une seule fleur de leurs vies.

Elle se retourne vers elles brusquement, les fixant avec un regard noir. Les filles se taisent. La lycéenne reporte son attention au petit bouquet. Elle l'agrippe violement de sa main droite, ses doigts se serrant de plus en plus sur les tiges, les étouffant.

"Ji-A-Unnie. . . Il y a une lettre, une de ses amies l'informe. Une lettre de déclaration."
C'est cliché, mais la petite enveloppe rose repose bel et bien dans le casier également. Ji-A enrage. Comment ose-t-il ? Cette fois, c'est sa main gauche qui vient déloger l'intruse, et sa prise sur le papier est tout aussi étouffante que sur les fleurs. Les deux partagèrent également le même destin, elles finirent au fond d'une poubelle.

Ji-A a tout jeté.

Elle revient à son groupe d'amies, lance son sac par dessus son épaule et claque la porte de son casier avant de le fermer à clé. Elle commence alors à partir, marchant tranquillement vers la sortie du lycée.
Rapidement une des ses amies la rejoint, une expression confuse sur le visage. "Unnie, pourquoi n'as-tu pas lu la lettre ? Elle jette un coup d'œil à l'enveloppe rosâtre au fond de la poubelle. Elle est sûrement de Jeongg-Kuk-Hyung et-

Eomma. [Taekook] (En pause)Où les histoires vivent. Découvrez maintenant