26. Leandro

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Leandro
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De revoir sa tête de con dès le matin m'a fait passer toutes les endorphines et la bonne humeur obtenues depuis que j'ai appris que j'allais être de nouveau père

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De revoir sa tête de con dès le matin m'a fait passer toutes les endorphines et la bonne humeur obtenues depuis que j'ai appris que j'allais être de nouveau père.

Je croyais que rien, absolument rien, ne pourrait me faire sortir de ma bulle, ni même cette nouvelle journée de procès, mais il a suffi d'un nom, d'un visage, d'une photo.

Celui que j'espérais ne plus jamais revoir. Celui qui m'a tourné le dos alors que je lui avais tendu la main.

Une rage brutale prend possession de moi. Ça brûle, ça remonte, ça prend toute la place. J'ai envie de tout défoncer, de remuer ciel et terre pour retrouver ce traître et lui péter la gueule. Je ne sais même pas comment j'arrive à garder un semblant de calme.

Rose, qui me connaît mieux que personne, capte mon mécontentement. Elle fronce les sourcils, inquiète, mais ne dit rien, elle attend.

• Leandro : Pourquoi tu ne m'as rien dit ?

Elle baisse les yeux, doucement, et j'y lis toute la fatigue, les nuits trop courtes, l'inquiétude et le stress cumulé. Quand elle relève la tête, sa voix tremble à peine, mais il y a de la détermination dedans.

• Rose : J'allais te le dire après en avoir parlé avec Giacomo. Je ne voulais... je ne voulais pas te rajouter ça en plus. Je voulais qu'on sache quoi faire avant de t'en parler.

Elle sait qu'elle aurait dû me prévenir, mais elle assume son choix et ne se cache pas.

• Leandro : Tu aurais dû me le dire quand même, murmurais-je sans colère.

Elle sourit, soulagée que je ne lui en veuille pas. Alors je m'approche et je la prends contre moi, volontairement, pour qu'elle comprenne que ce sont mes bras, et seulement les miens, qui la serreront ainsi, pour toujours. Elle se laisse faire, ses doigts cherchent les miens tandis que sa tête vient se caler sur mon épaule. Jamais je ne me lasserai de son parfum, le même depuis toutes ces années, et le seul qui réussit à m'apaiser, même quand j'ai l'impression que tout part en vrille et que le sol se dérobe sous mes pieds.

• Leandro : Je sais que tu veux m'aider, dis-je en la serrant un peu plus, mais t'as pas à le faire seule. T'as déjà fait beaucoup pour moi. Tu prends trop sur tes épaules. On affronte ça ensemble.

Elle hoche la tête, sans protester. Ses yeux brillent à peine, pas de peur, mais de cette promesse silencieuse qu'on se tient, quoi qu'il arrive.

Un bruit de chaise qu'on bouge nous fait tourner la tête. Giacomo se redresse, l'air faussement outré, des papiers à la main.

• Giacomo : C'est bon, vous avez fini les tourtereaux !? Heureusement qu'il y en a un ici qui bosse.

Elle lève les yeux au ciel, un sourire aux lèvres.

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