~Le Pouvoir du Destin~

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*Il y a un couple que je suis assez fière de montrer car je trouve qu'il n'en parle pas vraiment dans l'anime. Voilà j'espère que vous aimerez !*

  Je ne pense pas que j'aurais vécu cette vie si je ne l'avais pas rencontré. C'était notre destin, nous devions nous croisé. Un jour, à une heure, dans une ville que je ne connaissais pas, je me suis arrêtée, fatiguée de ma longue marche. Cette auberge un peu vieillotte d'apparence, était vraiment chaleureuse et ses propriétaires étaient réellement sympathiques. Mais pourtant, malgré le poids de ma journée et de mes peines sur mes épaules, quelque chose d'inconnu me poussa à sortir. Je marchai sans but dans la ville, errant à travers les rues sombres et froides. Je ne croisais que quelques chats de gouttière qui se battaient pour des restes de poissons. Puis mes pieds m'emmenèrent près de la forêt, et sans que je sache comment, je me retrouvais assise sur la colline à l'orée du bois à contempler les étoiles. Ces étoiles qui brillaient toujours quelque soit le temps, et qui étaient toujours aussi belles. Je soupirai et m'allongeai en fermant les yeux. Alors que je rêvassais doucement en sentant la douceur de la brise sur mon visage, j'entendis un craquement derrière moi. Je me relevais vivement et guettais les environs, mon cœur battait à une folle allure et mes muscles se contractaient à chaque bruit. Puis dans un buisson, je vis deux points dorés scintillés, nul doute, c'était un balkan, très reconnaissable à leurs yeux jaune luisant dès qu'ils trouvent une proie. Prise d'effroi, je criai en courant le plus vite possible vers la ville mais je fus rapidement rattraper. Alors frapper par le désespoir, je trébuchais, tombai à terre et me mis en position de défense en attendant le moment où il allait me toucher. Mais je ne ressentis rien ! J'entendis juste un couinement plaintif et des pas précipités. J'ouvris les yeux, et vis le dos d'une personne, un dos revêtu d'une grande cape brune, la personne écartait les bras et devant lui, la colline avait à moitié disparu.

-Oups, j'y suis allé peut-être un peu trop fort ; constata une voix masculine.

  La personne qui s'avérait être un homme se retourna et me regarda avec surprise. Je restai bouche bée devant lui. Alors que nous nous regardions dans le blanc des yeux, ses cheveux mi-longs flottaient au vent et sa cape laissait apparaître un corps blessé. Puis il s'effondra, paniquée, je m'approchai et l'examinai, il était très gravement blessé, et à demi-conscient. Alors je décidai de le ramener à mon auberge. On pouvait croire que je n'en avais pas la force mais mes bras étaient plutôt puissants. Bien que ce fut périlleux, je réussis à le ramener, je l'étendis sur mon lit et lui retira sa cape, avant d'aller chercher ma trousse de soin. Je soignais chacune de ses plaies avec délicatesse afin qu'il ne souffre pas trop. Ses blessures étaient assez sérieuses mais pas trop profondes tout de même. Je me demandais comment il avait tenu tout ce temps, car il était clair que certaines de ces blessures ne dataient pas de la veille. Je le bandai doucement en soulevant calmement son torse. Puis mon travail étant achevé, je le recouvris d'une couverture pour qu'il n'ait pas froid. Je restai à côté de lui à veiller jusqu'à très tard dans la soirée, je décrivais les traits de visages, détaillaient ses fines lèvres rosés entourés de sa barbe de trois jours, puis je survolais ses paupières endormies avant de me perdre dans ses cheveux de feu d'aspect si doux et soyeux. Sa poitrine se soulevait légèrement au rythme de sa respiration et son souffle seul, envahissait l'espace de la petite chambre. Ce fut en détaillant chaque recoin de ce bel inconnu venu pour me sauver que je m'endormis.

  Je me réveillai, le lendemain matin, par la lumière du petit jour qui traversait la fenêtre. Une couverture recouvrait mes épaules, et le lit, en face de moi, était vide. Je relevai ma tête précipitamment et cherchai partout dans la petite chambre, espérant trouver une trace de vie. Trace que je décelai grâce à la lumière de la minuscule salle de bain. Je me levai et m'approchai doucement, j'écoutai l'eau couler du robinet un peu défaillant, puis s'arrêter. J'attendis deux secondes, puis trois, et quatre, quand la porte s'ouvrit à la grande volée. Je sursautai et manquai de tombée mais le jeune homme d'hier me rattrapa. Nous restâmes quelques minutes à nous dévisager avant qu'il ne souffle.

Fairy Tail ~One-Shot~Où les histoires vivent. Découvrez maintenant