Chapitre 1

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 Cinq heures du matin, quelqu'un frappe violemment à ma porte, cette peur me revient à nouveau, pourquoi il a fallu que ça m'arrive, j'aime mon métier tout autant que je le déteste.

*Je m'appelle T/p et je suis avocate depuis maintenant cinq ans. Il y a trois ans je me suis occupée d'un dossier très complexe avec un homme soupçonné non pas d'un homicide mais de plusieurs. Etant à mes débuts de carrière je ne pensais pas commencer avec un dossier de cette envergure mais mon patron croyait en moi et je ne voulais pas le décevoir. J'vais toutes les cartes en mains pour essayer de le montrer innocent. Il n'y avait pas que cet homme dans toute cette histoire très complexe, mais sachant qu'il avait déjà un casier judiciaire, beaucoup l'ont soupçonné. Cependant étant encore débutante dans ce métier j'ai fait une énorme erreur dont je ne me pardonnerais jamais, rien que d'y penser... Enfin bref, les conséquences de cela sont telles que forcément il a été jugé coupable, avec une peine de 30 ans de prison et cent mille euros d'amande. Après ce procès je m'en voulais beaucoup, j'étais persuadé qu'il était innocent et que j'allais gagner, mais j'ai totalement foiré et sa femme me l'a très clairement fait comprendre. Quelques mois plus tard la police a découvert que c'était une autre personne qui était coupable lais l'homme jugé à sa place c'était pendu dans sa cellule. Et depuis ce jour Amanda, sa femme, me déteste, elle m'en veut énormément d'avoir foiré le procès et que son mari soit mort par ma faute. Alors je reçois des menaces de morts de sa part, elle engage des espions pour me tuer, ils entrent en effraction chez moi en général la nuit où quand je pars au travail. Elle me fait vivre un calvaire, même en ayant porté plainte et demander une protection de la part de la police rien n'y fait, je sens qu'un jour je vais y passer...*

PDV T/p

Je décide donc de me lever et de prendre le premier objet que j'ai à portée de main, à savoir un vase. Je me rapproche doucement de la porte avec un peur monstrueuse et le cœur battant si vite qu'il arrive presque à couvrir les bruits des coups. Je respire un grand coup, ouvre la porte d'une traite, mais je n'ai le temps de rien faire, l'homme me prend les poignets et me plaque contre le mur, je commence à paniquer mais je me ressaisi et lui donne un coup de pied dans son entrejambe, il tombe à terre, je prends le vase et lui explose sur la tête. Je fixe le corps étalé au sol pendant un bon moment avant de le tirer jusque dans mon salon. Il est vivant, respire, mais sent très fort l'alcool. Peut-être que pour une fois ce n'est pas Amanda qui envoie quelqu'un pour me tuer, mais je n'enlève pas cette idée de ma tête pour autant. Je décide alors de le relever avec le peu de forces qu'il me reste et de l'attacher des pieds à la tête. Lorsque je m'apprête à prendre son corps lourd et fatigué j'aperçois une énorme trace de griffure sur son visage. Je pose alors délicatement ma main dessus et constate qu'il a dû se battre car il est rempli de blessures. Je vais donc chercher de quoi le soigner tout en étant vigilante si jamais il se réveille. Une fois toutes les traces de sang retirés je pu admirer son doux et merveilleux visage, à première vue il n'a pas l'air d'une personne méchante, mais avec ce qui m'arrive je garde mes précautions et attache ses mains, ses pieds et le met dans une chambre qui sert de débarras. Une fois tout ça fait je me pose sur le canapé, café à la main pour essayer de prendre conscience de ce qui vient de m'arriver. Il est maintenant sept heures et je dois me préparer pour aller travailler, avant de partir je vérifie qu'il ne puisse pas s'échapper, et lui laisse de qui boire et manger à ses côtés. Je pars donc de chez moi et toute la journée je pu garder un œil sur lui grâce à une caméra que j'ai placé dans ma maison, car depuis que je subis des menaces de la part d'Amanda je préfère voir ce qui se passe. Cependant même en sachant ce qu'il fait je reste très angoissée et peu sereine, j'essaie malgré tout de ne pas le montrer devant mes collègues ce qui reste compliqué. Louise une de mes amies et collègue de travail remarque que je ne suis pas dans mon état normal.

« Louise : Alors ma belle, ça avance ton dossier ?

-T/p : Doucement mais surement, tu sais j'ai trouvé quelques éléments mais ce n'est pas encore assez pour le procès qui arrive, faut tout de même que je me dépêche.

-Louise : Ne te surmène pas trop hein, ta pas trop l'air dans ton assiette aujourd'hui.

-T/p : Ouais je n'ai pas super bien dormi, mais c'est passager demain ça ira mieux !

-Louise : D'accord mais tu me le dis s'il se passe quelque chose, parce que là tu m'inquiètes.

-T/p : Oui oui mais je t'assure que ça va mieux aller demain tu verras. Aller je dois continuer de travailler si je veux gagner ce procès.

-Louise : Oui c'est vrai, je ne te dérange plus alors, bon courage on se voit demain !

-T/p : Oui à demain ! »

Je continue donc de travailler et j'arrive même à en oublier cet inconnu qui est chez moi.

PDV Ravn

« Oh ma tête, put*n mais je suis où là ! » Je me réveille avec un mal de tête insupportable et des douleurs dans tout le corps. Il me faut un peu de temps avant d'être complètement conscient de la situation dans laquelle je suis. Une fois bien réveillé je me rends compte que je suis attaché, dans une petite pièce très peu éclairée remplie de cartons, je pense que c'est une sorte de débarras. Je tourne ma tête pour observer l'endroit dans lequel je me trouve, lorsque mon regard se pose de l'eau et de la nourriture. « Il va falloir m'expliquer pourquoi on m'attache des pieds à la tête comme si on voulait que je meure, mais on me donne de quoi vivre ». J'essaie alors tant bien que mal de me nourrir même si ce n'est vraiment pas pratique en étant ficelé. Une fois ce repas terminé, j'aperçois un morceau de miroir au sol, je l'attrape et observe mon visage défiguré mais soigné. A ce moment-là je commence braiment à me poser des questions. « Pourquoi on me veut du mal et du bien à la fois ? Je n'y comprends vraiment rien. » Puis avec ce morceau de verre je me décide à couper les cordes qui sont à mes pieds. Après plusieurs minutes et plusieurs tentatives une corde finit par se couper et libère mes jambes. Je repositionne alors le miroir dans mes mains mais à ce moment précis je vois le reflet d'un visage féminin d'une beauté extrême. Puis plus rien, le noir et la douleur...

Prisonnier d'un angeOù les histoires vivent. Découvrez maintenant