Aujourd’hui, 21 avril 2026.
Cinq ans que tu t’es installé dans mon corps sans permission.
Cinq ans que tu prends de la place dans mes pensées, dans mes journées, dans mes nuits.
Cinq ans que je vis avec toi collée à moi comme une ombre dont je ne peux pas me débarrasser.
Tu ne me laisses jamais tranquille.
Même quand tout va bien, tu es là.
Même quand j’oublie de penser à toi, tu reviens me rappeler que je ne suis plus libre.
Cinq ans… et j’ai déjà oublié qui j’étais avant toi.
J’ai oublié ce que ça faisait de vivre sans compter, sans surveiller, sans avoir peur.
Cette version de moi n’existe plus.
Tu m’as volé quelque chose que je ne récupérerai jamais.
Tu es une prison sans murs.
Une présence constante.
Un poison lent qui ne tue pas, mais qui ne laisse jamais respirer complètement.
Et le pire…
c’est que je dois continuer à vivre avec toi.
Te comprendre. Te gérer. Presque te respecter.
Alors que tout en moi hurle que je te hais.
Et ce, pour l’éternité.
Alors, quand même.
Joyeux anniversaire
à ce qui m’abîme,
à ce qui me fatigue,
à ce qui me vole des morceaux de moi chaque jour.
Et malgré tout…
à ce qui m’endurcit,
à ce qui m’oblige à me relever, encore et encore.
À mon diabète,
Je te déteste plus que tout.
— Ton hôte, Inès.