Le monde ne va plus, mon univers s’est écroulé. Les étoiles dans tes yeux ont cessé de briller et mon cœur est resté sur l’astre qu’est la lune. J’ai oublié les heures que j’ai passées à calculer des équations différentielles lorsque ton regard a croisé le mien.
J’entends les vagues au loin, et une brume s’échappe de tes lèvres que je désire tant. Le ciel m’a pardonné les plaintes que j’ai criées en vain ; leurs échos me reviennent et je les saisis d’une main.
Les corbeaux s’envolent ensemble, me laissant seul sur Terre. Mon esprit, enchaîné dans ce corps sans âme, a perdu sa volonté de vivre depuis que tu as perdu la clé de mon cœur. Je te l’ai offerte sans savoir que tu allais la jeter dans les abîmes.
Pardonne-moi, mon cœur, mais j’ai besoin de me reposer. Reviens me voir plus tard, quand tu l’auras enfin retrouvée.