DarkLight1920
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« Quand les ombres prennent vie, les certitudes s'effondrent plus rapidement que les larmes ne tombent.»
Extrait du chapitre 11, Anya, Âmes Écarlates
DarkLight1920
« Les terres noyées sous la lumière portent souvent en leur cœur les ombres les plus anciennes. »
Extrait du chapitre 10, Cardan, Âmes Écarlates
Oceane_43602
Hello ! ❤️
J'espère que tu vas bien ! ☺️
Merci beaucoup pour l'abonnement !! ✨
Bienvenue dans la team des marmottes fans de pancakes et de chocolat chaud !! ❤️
J'espère que mon roman te plaira !! ❤️✨
Gros bisous !! ☺️❤️✨
Oceane_43602
@DarkLight1920 Oh ça me fait trop plaisir ! ❤️ J'espère vraiment que l'aventure te plaira ! ☺️
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DarkLight1920
@Oceane_43602 Salut. Je vais bien merci, j'espère que tu l'es aussi. Ça me fait plaisir. ^^ Ton histoire a l'air intéressante alors je me suis abonnée.
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DarkLight1920
« Quand l'ombre touche le cœur, nulle lumière ne peut l'effacer. C'est un frisson glacé… et une marque indélébile. »
« Je déglutis, tandis que mon cœur bat soudainement plus vite, tel un destrier en proie à la folie. Une chaleur glacée serpente dans ma poitrine, et je sens encore, dans les recoins de mon esprit, le murmure du démon... subtil, mais persistant, semblable au souffle du vent dans le creux de mon oreille.
« Viens. Viens à moi, chérie... et laisse ton âme ranimer mon empreinte. »
Je baisse les yeux et pince les lèvres, incapable de leur mentir. Mes doigts se crispent sur ma robe et je tremble malgré moi.
— C'est exact, je murmure sans oser croiser leur regard. Je... je l'ai senti... et je l'ai entendue.
Un silence tombe, lourd, pareil à une statue de pierre qu'on jetterait à l'eau. Même les flammes des candélabres semblent frissonner, comme si la salle entière avait ressenti la présence du démon.
Midas ferme les yeux et pousse un long soupir, comme si cette confirmation scellait un destin qu'il espérait encore éviter.
— Alors il est trop tard, dit-il doucement, ses iris délavés venant se poser sur moi avec un mélange de tendresse et d'impuissance. Le lien est complètement éveillé. Peut-être même qu'il l'est depuis la première heure...
Wella étouffe un sanglot. Huster jure entre ses dents, sa main se crispant sur mon épaule. Père recule d'un pas, comme si quelqu'un l'avait frappé au ventre. Mère, elle, s'avance et me prend dans ses bras, me serrant contre elle comme si elle voulait me protéger du monde entier.
Comme si son étreinte pouvait repousser les ténèbres qui se cachent dans les profondeurs de mon être.
Mais je le sais.
Je le sens.
Aucune étreinte, point plus que des centaines de prières, ne pourra empêcher ce qui s'anime dans les recoins sombres de mon âme.
Une énergie qui s'éveille.
Une magie qui, désormais, me réclame. »
Extrait du chapitre 9, Anya, Âmes Écarlates
DarkLight1920
« Il existe des ordres qui ne discutent point, car ils sont gravés dans la chair avant même d'être prononcés. »
« Un frisson glacial et familier me traverse. Ce n'est point de la colère ni une toute autre émotion.
Ce sont les runes qui s'éveillent.
Elles frémissent sous ma peau telles des doigts glacés. Elles soufflent, pétulantes, dans chacune de mes veines, resserrant leur emprise autour de mon cœur. Le décret, porté par la magie corruptrice de l'empereur, m'emprisonne dans une cage de verre et vient brouiller mes pensées, qui se dispersent, pareilles aux feuilles d'automne arrachées par le vent du nord.
Ma respiration se fait plus lente, plus courte, plus légère, pour n'être plus qu'un souffle presque indistinct. Les arcanes m'enchaînent, m'obligent à obéir et étouffent toute tentative de refus.
Marcus m'observe, attentif, guettant la moindre faille dans mon masque d'indifférence... et toute fissure dans sa magie.
— Tu en comprends l'importance, n'est-ce point, Cardan? susurre-t-il en se rapprochant de moi, son ton presque aussi doux que la brise.
Il pose une main lourde d'autorité sur mon épaule et la serre avec force en observant mes traits, comme s'il guettait le moindre changement.
— C'est pour le bien de notre royaume, poursuit mon royal oncle. C'est ton devoir, mon cher neveu. Et la raison qui coule dans tes veines.
Je sens les runes pulser sous ma peau, réagissant à ses propos. Elles reconnaissent son autorité, sa magie, son sang. C'est une morsure douloureuse que je ne peux plus ressentir... mais que je sais qu'elle aurait pu me tuer.
— Vos désirs sont mon unique devoir, dis-je, tandis que mes pensées s'embrument davantage, comme si je ne pouvais plus réfléchir par moi-même. »
Extrait du chapitre 8, Cardan, Âmes Écarlates
DarkLight1920
« Les ténèbres de l'âme s'éveillent toujours avant que le monde ne s'en aperçoive. »
« Wella redresse la tête, ses prunelles soudainement en alerte.
— As-tu entendu, murmure-t-elle.
Un second bruit, qui éclate plus violemment, est aussitôt suivi d'un cri étranglé. Nous échangeons un regard, puis nous précipitons vers l'embrasure de l'arche. De là, nous apercevons la foule se disperser en un chaos désordonné. Les musiciens sont figés d'horreur, leurs instruments pendant, muets, comme frappés de stupeur.
Au centre de la salle, un jeune noble, que je crois reconnaître comme étant le fils du vicomte d'Ervan, chancelle, les mains crispées contre ses tempes. Une ombre visqueuse, presque liquide, glisse sous sa peau, comme si quelque chose en lui cherchait à s'extraire. Ses yeux, jadis d'un bleu limpide, se sont obscurcis jusqu'à devenir deux puits sans fond.
— Par les dieux, souffle Wella, le visage blême.
Le jeune sire pousse un hurlement déchirant, et la magie noire se répand autour de lui en volutes déformées, corrompant l'air lui-même. Une panique glacée me traverse.
Ce... ce n'est point un simple malaise.
C'est une rupture dans son âme.
La force de possession d'un démon.
Je le sais. Je le vois.
Et je le ressens dans chaque fibre de mon être.
Cette noirceur...
Elle résonne en moi comme un écho lointain.
Comme un chant ancestral. »
Extrait du chapitre 7, Anya, Âmes Écarlates
DarkLight1920
« Lorsque l'innocent portera la couronne, ce ne sera point l'âme qui régnera, mais l'ombre qu'on lui aura laissée. »
« Je hoche vaguement la tête sans répondre. Léonore prend le plateau, puis sort silencieusement. Je m'allonge sur mon lit, trop étroit pour mes épaules, puis fixe le plafond.
Même si nous étions encore capables d'éprouver de l'espoir, nous savons tous deux que nous n'en posséderions point.
Un luxe que nous n'avons plus le droit de goûter.
Chaque torture que Marcus m'a fait subir, il l'a ensuite infligée à Léonore, convaincu que mon corps prouvait ses théories. Ce qui nous distingue, c'est que je ne suis point uniquement l'épée de Sa Majesté.
Je suis aussi son bouclier.
Si mon oncle décède, c'est moi qui m'effondre. Mais moi, je ne peux disparaître que d'une seule manière.
La lumière divine.
Une magie blanche si pure, si rare, qu'elle se rapproche du mythe. Aucun sort comme aucune lame ne peut m'atteindre. C'est ainsi qu'il a pensé son règne.
Un cycle vicieux.
Parfait.
Un bouclier vivant contre toute trahison.
Tant que je vis... il est immortel.
Je ferme les yeux.
J'espère qu'un jour, quelqu'un viendra m'achever.
Alors seulement après, Léonore pourra mettre fin aux jours de Marcus... ainsi, le monde sera libéré de lui. Regina prendra la régence. Soan grandira, libre. Il deviendra un bon empereur... j'en suis convaincu.
Elle l'a élevé avec douceur, même à travers l'atmosphère glaciale du palais.
Il n'est point comme moi.
Point encore.
Mais si nous échouons... si nous tombons avant d'accomplir notre quête... alors Marcus finira par tourner son regard vers lui. Il le sculptera comme il nous a gravés. Il effacera en lui toute tendresse... toute lumière.
Et un jour... Soan règnera... comme moi...
Une créature sans émotion...
Dirigée par des principes vides...
Écrasée sous le poids d'une magie ancienne qu'il n'a jamais choisie. »
Extrait du chapitre 6, Cardan, Âmes Écarlates
DarkLight1920
« Il suffit d'un infime éclat pour rappeler à l'âme ce que le coeur lui a toujours murmuré. »
« — Nous... pouvons y aller, prince, dit ma servante d'une voix à peine perceptible lorsqu'elle termine.
Il y en a tellement dans ses bras que je peux à peine voir son visage. Comme si elle avait senti l'intensité de mon regard posé sur elle, Verra me jette un coup d'œil.
— Où dois-je les ranger? demande-t-elle à Huster en reportant son attention sur lui.
— Laisse-moi guider tes pas, lui répond-il aussi froidement que le souffle de l'hiver, quittant la pièce en premier.
Au moment de franchir le seuil, Verra laisse tomber un Crisalite (Cristal de Lipharielle) et une Laralite (Larme de Riophire). Je me demande un instant si elle l'a fait volontairement, étant donné qu'elle les avait rangées dans leur petit sac de cuir.
Je ne réfléchis point davantage à cette question et me lève d'un bond, mon cœur battant aussi fort qu'un tambour de guerre. Je récupère les deux pierres et referme aussitôt la porte comme on verrouille un coffre au trésor. Je les cache sous mes oreillers, puis me glisse sous les épaisses couvertures.
Je fixe le plafond, tentant de trouver le sommeil, mais mon cœur résonne trop fort pour que mon esprit plonge dans les méandres.
Je sais qu'elle était là.
Je l'ai senti.
Cette énergie à la fois aussi vibrante que la chaleur du soleil et aussi glaciale que le souffle de l'hiver.
C'était de la magie.
Ma magie. »
Extrait du chapitre 5, Anya, Âmes Écarlates
DarkLight1920
« À froce que la bête ne vive que par l'obéissance, son coeur ne bat plus comme celui d'un vivant, mais au rythme d'une lame de fer. »
« — Que des imbéciles, je marmonne, les yeux fixés sur leur carcasse.
J'essuie ma lame sur le veston bleu marin du comte, puis tourne les talons, rangeant ma rapière dans son fourreau.
L'ordre est bientôt parachevé...
Je traverse les couloirs comme une ombre acérée, mécanique. Chaque souffle dans ce manoir est réduit au silence.
Aucun témoin ne verra l'aube.
Lorsque je m'arrête un instant pour essorer le sang de mes vêtements, le fracas de sabots résonnent au loin. Plus rapidement que prévu.
Le mot s'est répandu plus vite qu'une traînée de poudre...
Je traverse les couloirs silencieux où les corps immobiles font désormais office de décor, puis laisse mes pas dériver vers la cour à l'arrière du domaine. Une fois à l'extérieur, je m'élance, bondis contre le mur d'enceinte et m'élève d'un mouvement fluide. J'atterris accroupi de l'autre côté, les sens en alerte. Aucun cri. Aucun regard. Seulement le souffle du vent et le ciel en déclin.
Je me relève, rabats la capuche de ma cape sur ma tête, puis siffle. Un son bref, fendant l'air tel une flèche tirée.
Quelques minutes s'écoulent avant que mon destrier n'émerge au grand galop, fidèle, haletant. D'un saut, je prends appui sur la selle, tandis qu'il ralentit à peine pour m'accueillir.
Je le guide sans un mot à travers les ruelles les plus étroites de la cité, les plus vieilles et les plus oubliées. Point de patrouille ne croise notre route.
Je lève les yeux vers le ciel, là où les étoiles commencent à émerger.
Une nuit entière me suffira-t-elle pour rejoindre la capitale?
La question m'effleure l'esprit sans que j'y réponde.
J'éperonne mon étalon noir, qui s'élance aussitôt dans un galop vigoureux.
Le vent claque contre mon visage.
Ma cape gonfle sous la bourrasque.
Le monde défile.
Je ne pense plus. »
Extrait du chapitre 4, Cardan, Âmes Écarlates
DarkLight1920
« Ce qui veille dans les songes peut traverser le voile, lorsque l'âme s'égare entre les mondes. »
« Je tourne les talons, un fragment de tristesse me submergeant le cœur. Je tente de l'ignorer et me dirige un peu plus loin vers une herboristerie lorsque le décor change subitement, comme si j'avais été transportée ailleurs. Je me fige, puis laisse mon regard dériver autour de moi, anxieuse, tandis que les gens passent sans me voir.
Verra et Netel ne sont plus là.
Seulement des visages étrangers et une cité inconnue. Le vacarme qui y règne est assourdissant et cacophonique, loin de la gaieté des marchands de Lunis.
Hésitante, je m'avance à travers la foule, ne sachant que dire ou que faire.
La perplexité me gagne lorsqu'un individu traverse vivement mon corps, comme si je n'étais plus chair et sang, mais brume et mirage. Je baisse le regard, pince les lèvres et fronce les sourcils devant mes mains.
Comment se fait-il que je puisse voir le sol à travers elles?
Suis-je même encore réelle?
Lorsque je relève les yeux, je croise son regard froid et sombre. Un frisson me parcourt l'échine et mon cœur bondit hors de ma poitrine. Les passants se tiennent loin de lui et l'observent avec la même crainte qui m'habite.
Mon corps tremble et je chancelle en me sentant soudainement étourdie. Un mal de tête me force à fermer les yeux... et lorsqu'il disparaît une seconde après, je constate que je suis de retour dans la capitale de Lunis.
Verra me soutient en m'observant avec inquiétude. Je tente de lui sourire, mais la peur continue de secouer mon cœur.
Il n'est point vrai.
Ce messire n'est qu'un mirage.
Il ne fait partie que de mes étranges rêves.
Mais... si cela était réellement le cas...
Comment pourrais-je le voir alors que je ne dors point? »
Extrait du chapitre 3, Anya, Âmes Écarlates