Le monde brûlait, les bâtiments chutaient. Le feu embrassait le feu, se marchait dessus, les entourant, les encerclant. Ils mourraient.
Jean et Galatée se regardèrent.
Ses boucles fumaient, des doigts de flammes montaient jusqu'à son crâne.
Elle ne lui avait jamais semblé aussi belle,
Que la peau colorée de chaleur,
Que les yeux troublés de larmes, de sueur.
Il ferma les paupières, pour éviter de se rappeler à quel point elle était sensée être hideuse ; et cette fois, c'est elle qui l'embrasse. Il sentit que ses boucles venaient bruler son dos, son cou, ses épaules.
Je t'aime, Galatée.
Et même si je viens de le voir, Galatée,
"Mourrons ensemble, Galatée."
Elle lui prit sa main, et colla son nez dans son cou. Elle tremblait. La fumée les empêchait de respirer, et les brulures coupaient leurs deux corps comme une lame. Des Hommes fondaient, littéralement, quand leurs bras se déployaient pour fusiller la foule qui les regardait. Alors c'était comme ça ? Ils étaient en sécurité, enfin ? On les protégeait eux,
Ou bien les autres ?
Qui était humain ?
Où était le pouvoir ?
Mais il su qu'en ce jour, jamais ils ne l'auront.
Alors mourrons tranquille, Galatée.
Ça avait été eux contre le monde,
Et le monde restera derrière eux.