J’ai menti.
Je ne suis pas bourgeoise. Je suis capitaliste (pas que l’un empêche l’autre, d’ailleurs).
Ce n’est pas parce que les hommes ont mit en place le patriarcat que c’est aussi eux seuls qui le maintiennent.
Ce n’est pas parce que les blancs ont mit en place la colonisation qu’ils sont ceux qui maintiennent le néo-colonialisme. Voyez-vous, ce sont des exemples forts mais pertinent. Ce n’est pas une adhésion directe, mais c’est une adhésion quand même.
Renverse une graine graine et tu l’as nourri. Bonne, mauvaise, voulu, accident, Eurêka ! (j’avais envie de le dire, ne suis-je donc pas libre de dire ce que je veux ?!)
BREF. Je me confesse : je vais promouvoir mon livre. S’il vous plaît, ne me jugez pas. Marx se cogne sûrement le front contre sa tombe (on doit payer pour la voir, quel sarcasme !) et il a raison, mais qu’il n’oublie pas qu’il était bourgeois.
Moi, l’écho de ma voix est telle qu’elle résonne à mes oreilles (une belle métaphore pour dire que je parle toute seule) et dans ce monde qui échappe à ma plume, promouvoir devient une sorte de voie inévitable pour être entendue.
Grande prétentieuse, j’aimerai ne plus l’être. Écrire est le fruit de mon complexe de supériorité, discuter de ce qui est en est, c’est ce que Socrate dit de la maïeutique : la clé. Pour être meilleure (en quoi ?), consciente (de ?). Évoluer. Le savoir se cultive, et moi j’enterre mes pieds. Alors je veux parler et savoir ce que j’écris dans les yeux de quelqu’un qui ne croit pas en mon génie intellectuel (pas un hater, débattre c’est pour les narcissiques). Apprendre à lever les yeux.
Je suis confuse de ce que j’écris. Désolé de me mélanger. Merci de m’écouter.