À mes Chères Ombres et Complices de l'invisible,
Je reviens vers vous après quelques jours de silence, non par absence, mais pour une échappée nécessaire. Cette fin de semaine, j’ai choisi de faire l’école buissonnière... et je l'avoue, j'ai été un véritable cancre !
J’ai laissé de côté mes ronces et mes encriers pour rester, par la pensée, au chevet d’une amie. L'inquiétude que j'éprouve pour elle a curieusement fait faire à mon cœur fragile quelques bonds émotionnels, de ces dissonances qui bousculent nos certitudes et réveillent des échos profonds, là où la plume s'essouffle.
Pour apaiser ces vagues, j'ai ressenti le besoin impérieux de m’évader vers ma passion de toujours : la musique. Je l’avais honteusement délaissée, alors qu’elle est mon refuge, ma vibration originelle, celle qui remet le cœur au diapason et accorde à nouveau l'âme lorsque le tumulte du monde se fait trop pressant.
Pourtant, au milieu de ces accords et de cette liberté retrouvée, une autre partition s'est imposée à moi, plus grave et nécessaire : celle de la cité et de nos engagements.
La campagne électorale occupait une place essentielle dans mes pensées. Je tenais à vous dire, avec toute la ferveur qui nous lie, l’importance de faire entendre notre voix. Pour nous, les femmes, c’est un droit précieux, une mélodie de liberté conquise que nous devons porter avec autant de fierté que de responsabilité.
Alors, pour ce second tour, si votre commune est concernée, je vous invite vivement à rejoindre les urnes. Chaque voix est un écho qui compte ; chaque bulletin est une note cruciale dans la symphonie de votre avenir local. Ne laissons pas le silence composer à notre place.
Je reprends doucement le cours de nos échanges, l'esprit nourri de mélodies. Prenez grand soin de vous, de vos convictions et de vos inspirations.
Que votre fin de semaine soit belle, engagée et harmonieuse.
À très vite, au détour d’un mot ou d’un accord...
Avec toute ma gratitude et une complicité renouvelée,
LMDM