J’écris, j’écris, j’écris.
C’est comme si j’avais toujours fait ça. Que ça avait toujours été une partie intégrale de qui je suis. Réflections, romance, poèmes… Tout y passe. Mes opinions se dessinent, se forment, s’affinent dans l’espace infime entre ma mine et ma vieille page d’agenda arrachée. Parfois, le stylo s’arrête frantiquement, suspendu dans le temps, ne sachant pas ce que le prochain mot devrait être. Dans cet instant suspendu, on doit décider, chercher au plus profond de sa mémoire, le vocabulaire qui porterait le plus justement sa pensée. Dans d’autre moments, l’écriture jaillit telle l’encre du stylo qui glisse prestement sur la feuille, volant presque, une source qui ne se tarrit point, un cours d’eau longtemps réprimé qui ne cherche qu’à sortir, sortir enfin de l’étau d’un esprit étriqué, car oui, qu’on se l’avoue ou pas, on réprime toujours quelque chose que l’écriture dévoile au grand jour presque malgré nous.
Alors qu’on trace des mots, des souvenirs qu’on avait presque oublié, ressurgissent comme des papillons décidant de se promener dans notre esprit, fraîchement sortie du comfort de son cocon dans lequel notre esprit avait décidé de les reléguer alors qu’elle n’étaient que des chenilles.
Éphémères, ces souvenirs ne durent jamais longtemps avant de s’effacer, dès lors que nous les abandonnons pour laisser place à de nouvelles pensées.
Il faut se concentrer sur ce qu’on écrit, enfin!