Pretzelminnie

Mes mots fanent mes tourments passés.

Pretzelminnie

Je pourrais passer à autre chose, mes harceleurs du collège n’en valent pas la peine.  Ils ne valent rien, même s’ils ont de belles voitures, de jolies maisons, une famille, un travail qui leur rapporte beaucoup d’argent, des relations, et toute la réussite sociale qui va avec… 
          
          Vu qu’ils n’ont pas bon cœur, ils ne valent rien. 
          
          C’est vrai que d’un sens parler de ces personnes encore aujourd’hui, ça pourrait être perçu comme leur donner de l’importance dont ils n’ont pas besoin. Je vois plutôt cela comme les remettre à leur juste place, puisque écrire me permet de passer à autre chose. 
          
          Aujourd’hui, je m’en moque de ce qu’ils peuvent penser ou dire de moi, après tout ils ne comptent pas à mes yeux. 
          
          Parler, dénoncer, me permet de reprendre ma place, d’accepter d’exister alors qu’ils ont attenté à ma vie en me privant de ma voix. 
          
          Je ne me tairais pas. 
          
          Et je vous incite à en faire tout autant.

Le_coin_de_Taby

@Pretzelminnie Tu a une integrale qui est sortie et qui coute 25 € un gros pavé de 700 pages avec tout ce qu'a fait Ito pour Tomie
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Pretzelminnie

@Le_coin_de_Taby Je penses que je vais me laisser tenter par le premier tome, la prochaine fois que je tombe dessus. :)
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Pretzelminnie

J’ai essayé de « discuter » avec Manon Z., la principale harceleuse, la pire aussi, elle n’a aucun remords, elle nie en bloc, comme si j’avais bien cherché ce qu’elle m’a fait au collège. Pas de remises en question. Pas d’excuses. Difficile de se figurer que ce genre de « personnes » existent ( j’appellerai « ça » plutôt un « monstre » ). 
          
          Et pourtant… 
          
          j’ai eu la réponse que j’attendais, et donc la confirmation que je devais partager mon histoire et révéler son véritable visage. Ça ne va pas lui plaire, elle qui adore renvoyer une image parfaite sur les réseaux sociaux et aux autres. Le miroir se brise et ce qu’il dévoile est plus qu’horrible. Il n’y a pas de mot assez fort pour dénoncer cette psychopathe. Mes mots vont faire ce que j’aurais du faire il y a longtemps : la dénoncer, dénoncer ce qu’elle a fait, ce qu’elle a dit, ce qu’elle est au fond d’elle-même. Le cœur dont elle est dépourvue et qui fait qu’elle a beau montrer que sa vie est « parfaite » sur les réseaux sociaux, elle ne vaux rien quand-même en réalité. 
          
          La vérité arrive. Je lui avais dit. Je me l’étais promis.

Pretzelminnie

J’ai pris du retard, le prochain « chapitre » arrivera dans quelques temps, j’aimerais encore le peaufiner. Un indice : les moments que j’aurais aimé être gravés en moi plus que jamais, en oubliant les autres.
          
          Je suis très anxieuse en ce moment, j’ai peur que ça se passe mal. Sans oublier les cauchemars. Mon stress post traumatique me conseille, mon anxiété sociale me muselle. Mais je veux lui parler. Même si je ne sais absolument pas comment m’y prendre. 
          
          Voilà le pourquoi de mon retard. Souhaitez-moi bonne chance. 

Pretzelminnie

Suite au précédent message. 
          
          J’y ai réfléchis, bien que je ne dois aucune justification à ma conscience qui culpabilise à l’idée d’écrire des vérités passées sur les gens qui m’ont fait du mal, beaucoup de mal. 
          
          J’ai besoin d’en parler, poser les mots sur ce que j’ai vécu me permet de m’en extraire. J’aurais du le faire avant au lieu de me taire. En croyant que nier ma souffrance passée, nier mes émotions, allant jusqu’à faire comme si cet harcèlement ne m’avait absolument pas abimé, comme si je n’étais pas une victime, car à cette idée, je ne pouvais plus me tolérer.
          J’écris tout d’abord pour moi, j’avance à mon propre rythme, en empruntant des chemins de traverses. J’ai baissé les bras pour mieux me relever ensuite.
          
          J’écris pour ne pas être complice, témoin du harcèlement qu’ils m’ont infligés. J’en culpabilisais. Et même si je ne connaissais pas le terme, ni sa définition, je remarquais subtilement que je n’étais pas la seule. À l’époque, je n’ai rien pu faire. Certains d’entre eux ont eu encore un comportement déplacé envers moi, alors qu’on était à la fac, on avait la vingtaine passée ! Certains n’ont pas changés depuis. Certains harcèlent depuis la maternelle ! Il m’est impossible de garder le silence avec les informations que j’ai a ma disposition.
          
          Et pour finir j’écris pour nous tous qui avons vécu du harcèlement. Les témoignages d’autres personnes m’ont permis de me sentir moins seule dans cette situation, m’ont permis de me sentir moins démunie face à ce que j’avais vécu, d’accepter ma différence même si ce n’est pas la plus flagrante ( un peu comme une version plus timide de Anne avec un « e » ou de Rumi de KPopDH). Ces différentes histoires de personnes anonymes, m’ont permises de retrouver mes forces. J’écris pour aider. J’écris le passé pour vivre le présent. J’écris pour montrer qu’il y a d’autres possibles pour nous. J’ai fais un petit bout de chemin et j’ai la simple envie de le partager.
          
          Prenez soin de vous. À bientôt.

Pretzelminnie

Quel cauchemar cette nuit ! Sans parler de la nuit dernière…
          
          Trop réaliste pour être presque réel. 
          
          J’étais sur internet, et je tombais par hasard sur le Facebook d’une de mes harceleuses, des photos et des vidéos de mauvaise qualité où l’on me voyait sans me reconnaître me faire harceler, circulait, l’angoisse lancinante à mes tripes d’en être à nouveau témoin.
          
          Puis, je décide de faire un tour sur mon compte Wattpad. J’avais une notification. Quelqu’un venait de commenter mon histoire. Tout d’abord contente qu’on me lise, je déchante une fois l’avis sous mes yeux. 
          
          Il me démontait. Pour lui, ce que j’écrivais ne servait à rien, que ça ne changera rien, que c’était inutile de m’en prendre à des gens qui m’ont oubliés depuis, et qui eux contrairement à moi, continuent tranquillement leur petite vie, qu’au lieu de ressasser le passé, je ferais mieux de me trouver une occupation et de vivre ma propre vie.
          
          Je me suis prise la claque du siècle !
          
          J’étais remontée, mais il n’avait pas tout à fait tort. Le message était clair, agressif, est-il toutefois réellement négatif ?
          
          Je me suis réveillée à cet instant.
          
          Constamment dans le doute, ce ne sont pas les mots d’une autre personne, mais ceux que je me réserve assez régulièrement.

Pretzelminnie

J’ai envie que la vérité se sache même 15 ans plus tard. 
          
          Je me le suis promis. 
          
          Peu importe si on me croit ou pas. J’ai besoin d’en parler. 
          
          Ce passé dont j’ai tant eu honte, et que j’ai essayé de cacher, ne me dérange plus désormais. 
          
          Il y a 15 ans, j’aurai eu besoin d’écrire, de crier, au lieu de me faire toute petite et de disparaître.
          
          Aujourd’hui, je m’accepte dans tous mes éclats.