Cette année L'année où j'ai vu tout le monde partir sans se retourner. L'année où ceux pour qui j'aurais tout donné m'ont laissé tomber au moment où j'avais le plus besoin d'eux. L'année où j'ai découvert ce qu'était la vraie solitude.
Cette solitude où personne n'est là. Celle où même ton ombre semble t'abandonner. Celle où la douleur devient si lourde que l'envie de tout arrêter traverse parfois trop l'esprit, juste pour ne plus souffrir.
J'ai donné mon temps, mon énergie, mon cœur à des personnes. J'ai été présent pour eux dans leurs pires moments. Mais à la fin, ils sont partis. Parce qu'ils ont trouvé mieux. Parce qu'ils n'avaient plus besoin de moi.
Il y a eu ces nuits où mon cœur battait si fort qu'il me faisait mal. Ces moments où je me sentais disparaître en silence. Ces heures passées à l'hôpital, à regarder mon téléphone encore et encore, en espérant un message, un appel, un simple « salut ». Mais l'écran restait vide.
Et dans ce silence, j'ai compris quelque chose.
Je n'étais pas aussi important dans la vie des gens que je le pensais. J'étais le soutien quand ça n'allait pas. J'étais l'épaule sur laquelle on pleurait. J'étais celui qu'on appelait quand on avait besoin d'aide. Mais une fois qu'ils allaient mieux, je redevenais invisible.
J'ai appris que certaines douleurs doivent être portées seul. Et peut-être que le plus triste dans tout ça, ce n'est pas d'avoir été abandonné par tout le monde. C'est d'avoir cru que je ne le serais jamais justement