Je juge assez magique ce sentiment de maternité qui s’empare des femmes nullipares et des jeunes femmes. Une maternité innée qui se réveille face à l’amour.
L’homme aimé devient un enfant qu’elle a mis au monde… un enfant qu’elle chérit et qu’elle gâte, comme si c’était son utérus qui lui avait fait appel pour le ramener du monde des âmes au monde terrestre.
Je pense que la maternité mystique, transgénérationnelle, se transmet. Les femmes l’ont dans les veines, dans la moelle, et seules celles qui savent accueillir et incarner l’amour, le vrai, savent réveiller cette maternité.
Une maternité envers chaque être aimé, envers un homme, un enfant, un parent, un animal domestique, envers un étranger égaré, un affamé fatigué.
Une maternité aussi incarnée que la féminité, celle qui fait du corps de la femme un portail.
Dans les deux sens.
Une source vitale de lait,
Abondant comme un jet d’eau pour chacun qui le réclame par un réflexe de succion.
La maternité des femmes est un lieu accueillant et chaleureux pour cet homme fatigué, aimé à la magie. Safae-rebei