Dans une semaine, l’été sera là, et avec lui ses journées incandescentes, ses insectes bourdonnant, ses musiques rythmées, et son impossible goût de l’aventure. Mais en attendant, le timide printemps s’est finalement décidé à ouvrir ses fleurs en boutons, tandis qu’en arrière-plan le soleil rosé déploie ses rayons dans la douceur du soir, et que l’air se pare des mélodieux accents des oiseaux. Une hirondelle, puis deux, puis trois, puis une dizaine se laissent porter par les courants ascendants devant les fenêtres de la ville tranquille, le calme de la journée s’abattant sur les toits somnolents. La brise s’engouffre dans les pièces et gonfle les rideaux, pardonnant le soleil brûlant les ayant réchauffés plus que de raison pour un mois de juin. Même le bruit des voitures semble s’accorder au tempo tranquille de la douce saison, qui rayonne partout par sa tranquillité reposante, s’étendant même aux individus la côtoyant. L’apaisement qui règne en maître voit chaque moment s’étirer en longueur tandis que la langueur gagne chacun. Chaque jour se profile sur la pointe des pieds, avant de s’étioler avec grâce en une nuit pleine de fraîcheur bienvenue, et la beauté qui s’abat sur la vie pendant ces quelques mois de printemps semble compenser l’allure effrénée et la cadence pressante qui triomphent sur l’année.