Quand j’ai immigré dans un pays étranger, je voulais absolument retourner en France. J’en rêvais sans cesse, pendant plus d’un an, surtout que je faisais l’école à la maison, comme avant. Je rêvais d’amis, de repères… de la France.
Puis l’école est arrivée, avec elle les rencontres, les amitiés et les joies. J’ai été accueillie avec beaucoup de gentillesse, et j’ai appris à aimer les autres autant qu’ils m’aimaient. Aujourd’hui, je me sens vraiment bien ici, au point de ne vouloir partir pour rien au monde. (Même si, je l’avoue, plus tard, j’aimerais vivre dans un pays en particulier.)
Je me vois très bien continuer ma vie là-bas, aller à l’école, avancer. On finit par s’habituer à l’éloignement de la famille, même si elle nous manque. On s’appelle, on s’écrit, et parfois, on a la chance de se retrouver une fois par an. Et en déménageant dans un autre pays, j’ai compris une chose essentielle : la famille est ce qui compte le plus. En tout cas, pour moi. Il suffit de voir à quel point je suis heureuse quand je les retrouve.
Je voulais simplement dire à celles et ceux qui traversent la même chose : avec le temps, tout s’apaise. On peut se sentir mal pendant un an, deux ans, mais les choses finissent toujours par s’arranger.