La feuille reste blanche, comme un ciel sans étoile,
Et mon esprit se perd, sans aucun détail,
Je veux écrire un monde, un peu de vérité,
Mais je n’ai que le vide, et l’envie d’abandonner.
Le silence pèse, lourd comme une pierre,
Je cherche des mots, mais ils restent derrière,
Ils se cachent dans l’ombre, loin de ma main,
Et je reste là, à attendre en vain.
Chaque ligne attend, mais rien ne s’écrit,
Comme si mon âme refusait de sortir,
Je veux raconter, mais je ne sais plus comment,
Et la page me rend mon propre tourment.
Je tourne la tête, je cherche une lumière,
Mais tout est flou, tout devient poussière,
Et la blancheur me renvoie mon visage,
Sans sourire, sans force, sans courage.
Alors je ferme le carnet, doucement,
Comme on referme une porte, lentement,
Et je me dis que peut-être demain,
Les mots reviendront, mais pas ce matin.