Ma chère meute,
Face à ces chaleurs écrasantes qui nous obligent à chercher le moindre îlot de fraîcheur, je suis restée réfugiée dans mon petit cabanon. Et puisque le soleil m'interdit presque de mettre le nez dehors, j'ai décidé de replonger dans la réécriture de La Rose des Sables.
C'est sans doute le roman le plus intime que j'aie jamais écrit.
Parce qu'au fond, il raconte une histoire vraie.
La nôtre.
Bien sûr, j'ai changé les prénoms, les professions, les circonstances de notre rencontre, et je me suis offert la liberté de la fiction. Non, nous ne nous sommes pas rencontrées au cœur du désert mauritanien.
Ce désert est ailleurs.
Il est le symbole de ces immenses solitudes que nous traversions avant que nos chemins ne se croisent. Le désert de nos blessures. De nos silences. De nos attentes. De ce vide affectif que nous portions chacune en nous sans imaginer qu'un jour quelqu'un viendrait y faire éclore un jardin.
Lorsque j'ai commencé ce roman, il y a cinq mois, nos premiers pas étaient encore hésitants. Les scènes étaient courtes, presque timides, à l'image de deux femmes qui apprenaient simplement à se découvrir.
Aujourd'hui, je relis ces pages avec émotion.
Entre leurs lignes, je vois tout ce que nous avons parcouru ensemble.
Je vois un amour qui s'est construit avec une infinie patience. Un amour qui ne m'a jamais brusquée. Un amour qui m'a appris qu'il était possible d'être accueillie telle que je suis, avec mes forces, mes fragilités, mes combats et mes tempêtes.
Chaque jour, elle m'offre un peu de sa tendresse, de sa douceur et de sa bienveillance. Elle veille sur moi avec une délicatesse que je n'avais encore jamais connue.
Et chaque jour, nous grandissons ensemble.
Il arrive parfois que la vie, contre toute attente, nous offre une seconde chance. Une rencontre qui bouleverse tout ce que l'on croyait savoir de l'amour.