Je me déteste. Vraiment. JE ME DETESTE. Et j'vous jure j'ai envie de rire et de sortir de moi, je me sens si bien et si mal ce moment ! Je fais des choses que je déteste, toxiques, je ne peux pas m'en empêcher, je me hais pour ça. Et je ne veux pas changer. Ma liste de vices est incommensurable, mais j'ai aussi un caractère et une volonté d'exister, donc je ne veux pas changer. Le tout va ensemble et le tout me forme. S'il y avait du bon et du mauvais, j'aurais plus de mauvais que de bon, pour sûr. Mais c'est ainsi. Je culpabilise plus que tout de faire subir ce comportement à mes proches, et je ris de moi-même à m'en décrocher la mâchoire. Je suis horripilante, n'est-ce pas ? Ne soyez pas dans le déni, je le vois pour vous, je le vis pour vous.
Aaah...
J'ai envie de danser, de créer, de sauter, de hurler, d'extérioriser, je tremble, je m'abhorre et je tremble.
Je veux être un nom dans la vie mais je veux être indépendante et que PERSONNE ne dépende moi, parce que je ne sais pas rendre la vie des autres jolies quand j'y mets trop de ma personne. J'aime, mais je ne sais pas aimer. Je suis impulsive alors mon amour est maladroit et égoïste, je fais tout tomber, je ris, je constate, je ne pleure pas, je ris de désespoir de moi.
Putain, Charlotte, ferme-la.
Mais j'peux pas. J'ai trop envie d'exister, j'ai foi en la vie.
On accepte et on s'adapte, et je hais mes ongles, mon obsession pour eux. Je hais mes cheveux, la forme de mon visage, mes axes, tout. Je ne veux pas déteindre, et je suis hautaine.
Je suis là, je serai là. Et je ris parce que je me déteste tellement, je fais tout pour m'éloigner de la perfection et c'est ce côté-là que j'admire chez moi. Par esprit de contradiction, je ne ferai rien comme les autres, pourtant je m'inspirerai d'eux continuellement, car sans eux, je ne suis rien.
Je suis un rien qui l'ouvre un peu trop, mais je suis heureuse, c'est l'essentiel, non ?