cloqueen

⋆ La rue assourdissante autour de moi hurlait.
          	Longue, mince, en grand deuil, douleur majestueuse,
          	Une femme passa, d’une main fastueuse
          	Soulevant, balançant le feston et l’ourlet;
          	
          	Agile et noble, avec sa jambe de statue.
          	Moi, je buvais, crispé comme un extravagant,
          	Dans son oeil, ciel livide où germe l’ouragan,
          	La douceur qui fascine et le plaisir qui tue.
          	
          	Un éclair… puis la nuit ! – Fugitive beauté
          	Dont le regard m’a fait soudainement renaître,
          	Ne te verrai-je plus que dans l’éternité ?
          	
          	Ailleurs, bien loin d’ici ! trop tard ! jamais peut-être !
          	Car j’ignore où tu fuis, tu ne sais où je vais,
          	O toi que j’eusse aimée, ô toi qui le savais ! ⋆
          	
          	Charles Baudelaire, Les Fleurs du mal

Waterblaze_

hellooooo
          merci pour tous tes votes sur mon recueil c'est adorable !! 
          tu veux faire connaissance ?

cloqueen

@Waterblaze_ 
            ah ouais XD
            moi c'est un compte secondaire ^^
            (mais je peux -veux pas dire lequel est mon premier)pardooon)
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Waterblaze_

@Cloqueen j'en sais littéralement rien XD
            Je crois qu'on m'en avait parlé sur un wiki de fanfictions, mais c'est hyper flou
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cloqueen

@Waterblaze_ 
            Okay ^^
            Euuuh 
            à toi XD
            Comment tu as découvert Wattpad ?
Reply

cloqueen

⋆ La rue assourdissante autour de moi hurlait.
          Longue, mince, en grand deuil, douleur majestueuse,
          Une femme passa, d’une main fastueuse
          Soulevant, balançant le feston et l’ourlet;
          
          Agile et noble, avec sa jambe de statue.
          Moi, je buvais, crispé comme un extravagant,
          Dans son oeil, ciel livide où germe l’ouragan,
          La douceur qui fascine et le plaisir qui tue.
          
          Un éclair… puis la nuit ! – Fugitive beauté
          Dont le regard m’a fait soudainement renaître,
          Ne te verrai-je plus que dans l’éternité ?
          
          Ailleurs, bien loin d’ici ! trop tard ! jamais peut-être !
          Car j’ignore où tu fuis, tu ne sais où je vais,
          O toi que j’eusse aimée, ô toi qui le savais ! ⋆
          
          Charles Baudelaire, Les Fleurs du mal