Je ne vous dirai jamais assez à quel point ça m'agace, les livres d'histoire ou de renseignement patriarcalement orientés.
Les runes ne sont pas que des lettres, elles sont également l'expression de concepts, et d'ensembles métaphysiques tacitement liés. Généralement, leur représentation archaïque est tirée d'un animal, d'un arbre ou d'un objet (de navigation par exemple) qui, lorsqu'on les creuse, ont un aspect plus personnel, psychologique... humain.
« ᛖ », Ehwaz, par exemple, représente le cheval. Elle symbolise également la fidélité, cellui qui aide et porte, donne de l'élan, et un caractère bien trempé.
Autre exemple : « ᛗ » représente l'humain. Les traits entrecroisés sont le reflet de la structure sociale, de l'état civil. Par conséquent elle est également liée à la construction et au travail humain, aux lois et aux règles.
Une autre encore « ᛞ » représente la naissance et la bénédiction des nouveaux-nés, et, par extension, celle de tout être – la sensation qu'on a en se levant le matin en ayant la certitude d'avoir bien dormi, par une matinée de soleil, et une autre, la procréation, etc, etc.
Les caractères runiques sont donc l'expression de Natures, d'iconographies sous-jacentes et NE SONT PAS GENRÉS.
Parce ce cet abominable livre dit que « comme il n'y a pas de runes "foyer", "balai", "tissage" » il n'y a pas de rune qui concerne les femmes »
Alors qu'il n'y a pas de rune « guerre » ou « maçonnerie » pour reprendre les archétypes. Les runes sont au-delà des rôles sociaux qu'ils soient de notre société ou de celle des vikings. Elles parlent autant aux hommes qu'aux femmes.
Et tout ça parce que cet abominable livre considère que des notions comme le courage, l'accomplissement, la camaraderie, le conflit interne sont des notions purement « masculines ».