Maman, arrête de te demander pourquoi on ne t'aime pas, arrête de penser que le monde entier te veux du mal, arrête de penser qu'on peut tout oublier avec des p'tits mots gentils et hypocrites. Si t'es gentille avec nous que quand toi tu es de bonne humeur, que quand ça t'arrange, que quand tu prends tes antidépresseurs, alors ne le sois carrément pas. On entend tout ce que tu marmonnes quand tu es un peu énervée contre "la vie". On entend tout, on sait tout, on lit en toi comme dans un livre ouvert et sache que chaque fois que tu nous fais du mal on l'oublie pas, jamais, et que dès qu'on pourra on te collera dans une ephad. Si tu n'étais pas ma mère, je n'aurais jamais voulu te parler encore une fois. Si tu n'étais pas ma mère, j'aurais préféré que nos chemins ne se croisent jamais et je t'aurais regardé de loin avec ma sœur et on aurait ri, on se serait moqué de qui tu es, de ce que tu représentes. On aurait pu rire parce qu'on saurait que jamais tu ne serais dans nos vie. Maman, s'il te plaît, ferme la et remet toi sérieusement en question et après peut-être, et je dis bien peut être, que je pourrais envisager de redevenir ta fille