Y'a pas si longtemps que ça, j'ai envoyé ça à une amie :
"T'as pas le droit de te faire du mal.
Je ne te demande pas d'arrêter tout de suite. Parce que tout de suite, c'est super dur. A dire, à imaginer, à faire. Mais tu sais quoi ? Si tu continue, y'a de forte chances pour que dans un an, tu te battes encore avec l'addiction.
Parce que cinq trais, ça deviens le bras entier. Puis les deux. Et les cuisses, les hanches quand t'as plus de place. C'est une putain de plaie, et l'addiction, elle s'accroche à toi comme une sangsue. Je suis dure, mais putain, c'est la vérité. On est beaucoup à en avoir reçus les frais dans notre petite famille, et franchement, l'addiction est dure à vivre. Pour toi ET pour tes proches.
Alors à chaque fois que tu vois cette putain de lame, je veux que t'appelle quelqu'un. Même à deux heure du mat. Même si c'est juste pour entendre sa voix sur le répondeur, je veux que tu essaie. Quelqu'un de notre famille de fou, ta petite copine, un grand frère ou une grande sœur, n'importe qui. T'es même pas obligé de dire pourquoi tu appelles. Discute de tout et de rien, jusqu'à ce que tu puisses sourire sans te forcer. Jusqu'à ce que tu puisse ignorer ta lame.
T'es pas obligé de le faire pour toi. Tu peux le faire pour quelqu'un qui t'es chère. Au bout d'un moment, tu apprendra à être fière de toi, et tu pourras le faire pour toi.
Chacun avance à son rythme, surtout pour sortir de ce genre de trucs, mais JAMAIS au grand JAMAIS qui que ce soit a remercier la mutilation. Ça peu enfoncer bien plus profondément que tu ne le pense. Et personne ne peux réellement le penser, l'imaginer, avant de se retrouver en sang après une bonne journée. En sang juste *par habitude*.
Et on tiens à toi, *name*. Moi, *surnom d'une amie*, toute notre famille un peu étrange. Ta copine, aussi.
part 1