« L’amour mesure 1726km . »
J'aurais aimé danser avec toi pour l'éternité, tu sais, jusqu'à ce que mes semelles s'abîment, jusqu'à marcher pieds nus sur les quais de ta ville, jusqu'à glisser cœur nu sous les étoiles de ta rue, jusqu'à ce que nos doigts s'engourdissent sous un ciel d'hiver qui m'a vu t'aimer un peu plus à chacune de nos rencontres. À chaque nuit passée dans tes draps, entre tes bras.
Mais tu n'es plus là pour guider mes pas.
Je t'aime.
« Je promets de danser jusqu'à ma mort et de t'aimer jusqu'en enfer. »
Tu me manques.
Et je n'ai qu'une crainte à présent.
Qu'un jour prochain, bientôt peut-être, tu ne sois plus la personne qui bouleverse mon cœur comme tu le faisais à chaque instant.
J'aurai oublié la candeur de tes gestes, quand tu glissais tes doigts délicats entre les miens, la tendresse de tes mains et les traits harmonieux de ton visage. J'aurai oublié la façon dont tu me regarde quand la noirceur de la nuit t'empêche de retenir tes pulsions, quand on aurait cru que tu braverais la fin du monde pour m'enlacer, pour m'embrasser une dernière fois.
J'aurai oublié ce sourire enjôleur, tu sais, celui que tu es incapable de contrôler, celui qui rallume toutes les étoiles de l'univers. Et même le son de ta voix cessera de résonner en moi.
Et de toi, et de moi, et de cet amour aussi violent qu'irréel. Et de nous, il ne restera que ces photos volées de ta pureté enfantine, souvenirs éternels d'instants éphémères dont la beauté m'échappait alors.