lovingvertigo_

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Une odeur musquée et fraiche annonçant une pluie ardent avait pénétré mes narines. La luminosité presque basse plongeait ma chambre dans un semblant d'obscurité. Des feuilles éparpillés décoraient ma chambre aussi blanche qu'une âme sortie d'un corps. Mon plumier devant moi, mon stylo en main et mon coeur serré, il suffisait. Ces écrits étaient tellement étrangers pour moi que mon trimestre coulait au milieu de l'océan. Un dimanche déprimant venait tout juste de commencer. Un soupir de lassitude était sortit de mes lèvres ce jour là. Ainsi, mes peines et mes tracas innondaient mon corps et mes pensées. L'odeur de la pluie pénétrait mes narines et je voulais partir. Partir loin de cette pièce me procurant un sentiment de vacuité. Mettre un mot sur cela n'a jamais été chose facile et n'en sera jamais une. Pour faire simple, ce n'était qu'un dimanche déprimant précédent un lundi triste. Un goût amer se ressentait dans ma langue, dans mon entièreté. Je voulais partir. Marcher ne serait-ce que quelques heures, sans réel but. Marcher face au monde puis rentrer en attendant le prochain matin d'un lundi triste. Ce dimanche déprimant me retrouvait chaque soir dans cette pièce et me noyait dans un étrange liquide lourd et visqueux nommé la solitude. C'était dans cette pièce que mes remises en questions furent les plus importantes et mes pleurs furent les plus intenses. En cette journée pluvieuse, je ne cessais de me répéter 'Je suis heureuse' sachant pertinemment au fond de moi que je n'étais convaincue de mes paroles. C'est vrai. Si une once de joie faisait partie de ma vie pourquoi me sentais-je si seule en ces dimanches déprimants?
          
          - by me