"And if a double-decker bus
Crashes into us
To die by your side
Is such a heavenly way to die"
Papa, maman, je ne veux plus retourner à la maison
Perdue dans la cambrousse Anglaise, dans cette maison ensevelie d'oiseaux, j'ai retrouvé un peu de moi-même
Papa, maman, je vais bientôt partir, aux premières lueurs de mon indépendance, j'irai sans décadence où mon cœur fleurit depuis une carte postale.
En attendant, la fenêtre devant laquelle je me trouve me murmure des mots doux
La paysage me rends folle d'amour.
Passionnelle amatrice de beautés grises, voilà ce que le ciel Londonien m'a appris,
Je me dilue dans la pluie divine, dans les impressions de canopée qui diffusent en moi une joie sans délai.
Alors, oui, bientôt, j'irais
Je prendrais ce que j'ai et je me débrouillerai,
J'irai là où personne ne me reconnaitra, et ce sera parfait.
En attendant, je retournerai à Marseille, où ma vie s'écoule en un long fleuve tranquille.
J'irais goûter à la joie des retrouvailles,
au sourire de mon frère, à vos regards de travers empreintes d'une affection incendiaire,
aux rires de mes amis, celui de mon amoureuse, celui de mon papi.
J'irais la prendre dans les bras et je lui dirai
"je suis tombée amoureuse
d'une terre
(ne soit pas jalouse !)
là où mon âme d'écrivain s'exile
entre vous deux j'ai crée une île
Wildwood
le savais-tu ?"
Et dans une attente lancinante
le cœur plein de passion ardente
j'économiserai pour la fois prochaine, ça se tente.
En attendant, je suis à Londres
Enfin pas tout à fait, dans la périphérie
et c'est parfait.