Je tiens à faire un message pour parler de l’épilepsie à l’occasion de la Journée internationale de l’épilepsie, célébrée aujourd’hui, le 9 février. Cette journée existe pour informer, déconstruire les idées fausses et soutenir les personnes concernées.
L’épilepsie est une maladie neurologique connue depuis l’Antiquité. Contrairement aux croyances anciennes qui l’associaient à des causes mystiques ou divines, c’est Hippocrate, au Ve siècle avant J.-C., qui a été le premier à affirmer que l’épilepsie était une maladie du cerveau, et non une malédiction. Cette avancée a marqué un tournant majeur dans la compréhension de la maladie.
Aujourd’hui, on sait que l’épilepsie est causée par une activité électrique anormale et excessive dans le cerveau. Elle peut avoir de nombreuses origines : génétiques, lésions cérébrales, traumatismes crâniens, infections, accidents vasculaires cérébraux, ou parfois sans cause identifiable.
L’un des grands progrès scientifiques dans le diagnostic de l’épilepsie est l’invention de l’électroencéphalogramme (EEG), développé en 1924 par le psychiatre et neurologue allemand Hans Berger. L’EEG permet d’enregistrer l’activité électrique du cerveau et reste aujourd’hui un outil central pour diagnostiquer et suivre l’épilepsie.
Sur le plan des chiffres, l’épilepsie touche environ 50 millions de personnes dans le monde, et près de 700 000 personnes en France. Chaque année, plusieurs millions de nouveaux cas sont diagnostiqués.
Concernant les traitements, il n’existe pas une seule forme d’épilepsie, donc pas un seul traitement universel.
La prise en charge repose principalement sur :
des médicaments antiépileptiques, développés progressivement depuis le début du XXe siècle, qui permettent de contrôler les crises chez environ 70 % des patients ;
dans certains cas, une chirurgie de l’épilepsie, lorsque les crises proviennent d’une zone précise du cerveau ;