QU'EST-CE QUE L'INFIDÉLITÉ ?

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Je tenais à faire aussi un chapitre sur l'infidélité, car beaucoup semblent en avoir une mauvaise notion. Beaucoup de gens se trompent eux-mêmes (et sont trompés), quant aux mécanismes de l'infidélité. L'infidélité ne commence pas toujours là où on le pense, bien souvent. Au risque de surprendre certains, l'infidélité ne se réduit pas qu'à échanger un baiser langoureux, voire à avoir une relation sexuelle avec autrui. C'est bien plus profond et subtil que ça en vérité, sans faire de jeux de mots. L'infidélité a déjà été consommée bien avant ces élans d'alcôves. À partir de quand me diriez-vous ? L'infidélité commence bien souvent par une pensée et se termine par un acte.

Elle réside déjà dans la manigance, dans l'intention, dans la stratégie ; et bien sûr de tout ce qui en découle ensuite. C'est par exemple enlever sa bague de mariage quand on va travailler ou dès lors que l'on sort de chez soi ; ou alors mettre des habits plus "aguicheurs" (cachés dans un sac) une fois à l'extérieur, en dehors du foyer conjugal. C'est par exemple mettre sur Facebook la mention "célibataire" alors que l'on est marié ou que l'on vit en concubinage ; ou bien de dire que l'on est libre alors que ce n'est pas le cas. C'est esquisser des sourires lubriques a des inconnus. C'est arborer Ostensiblement à la vue de tous, un string tendu bien visible par exemple, à l'insu du conjoint ou du marié. C'est donner massivement son numéro à des inconnus. C'est être soudainement bavard et disposé avec des inconnus, en l'absence du ou de la conjoint (e). Etc, etc. Eh oui, l'amour vrai (mutuel et complice), implique conjointement des règles morales et comportementales intrinsèques exemplaires. A mon sens, le vrai amour est sacrificiel ; et n'est destiné pour ma part, qu'à des gens spirituellement et sentimentalement responsables et matures. En somme, l'infidélité (tout comme la fidélité), est une attitude qui bien souvent révèle les gens, sans même qu'ils en aient conscience. L'infidélité ou la fidélité, c'est déjà se comporter et s'habiller d'une certaine manière. L'accoutrement peut déjà révéler l'état-d 'esprit d'une personne. Une femme qui aime passionnément et sincèrement son homme, n'aura moralement aucune raison à s'habiller de manière vulgaire, provocante ou aguicheuse. Quelle en serait la raison ? Quel sera l'intérêt pour elle de s'habiller d'une manière à attirer le regard des autres, si celui de son homme lui suffit amplement ? Je n'en vois aucune... Il en va de même pour l'homme. Ceci étant, je ne dis pas qu'il faille pour autant s'habiller comme une nonne. Mais je crois qu'il y a un équilibre en toute chose.

Ceci étant, la fidélité c'est aussi se comporter en toute circonstance ; comme l'on se comporterait en présence de son conjoint. Tout acte, décision ou pensée qui ne favorise pas l'harmonie et l'équilibre de la relation conjugale, est bien souvent un facteur d'infidélité ou du moins une circonstance qui tend à terme à la provoquer. Il y a la cause de l'infidélité, et il y a ses effets. La cause sert à susciter, a mieux faire provoquer l'effet. En l'occurrence, ce qui est moralement condamnable est autant la cause que son effet, l'intention que l'acte, car les deux sont intrinsèquement corrélatifs.

Il faut savoir que l'infidélité fait bien plus mal que des coups physiques, car cela est trahir la confiance et insulter parfois voire même souvent ; l'intelligence de la personne avec qui l'on est, par des mensonges éhontés. Les coups physiques font mal sur l'instant (voire quelques jours après) mais ceux qui sont moraux, durent bien souvent plus longtemps, voire même toute une vie. Certains y prennent même un malin plaisir à prendre ça pour un jeu en feignant d'être amoureux et pousser l'angélisme jusqu'à l'extrême, pour mieux endormir les consciences. Mais lorsque le pot aux roses est découvert, parfois même bien souvent par hasard, c'est là que s'ensuit bien souvent des drames terribles aux conséquences irréversibles. Et l'amour devient soudainement à en mourir.

Toutes les infidélités ne sont pas des « accidents», comme le font croire certains pris en flagrant délit. Cela est toujours mûrement réfléchi, ourdi ou planifié. Dès lors que l'on pose une deuxième fois son regard sur une personne, cela n'est d'ores et déjà plus d'ordre accidentel. Il est vrai que s'efforcer de rester fidèle de nos jours, dans cette société hyper sexuée, peut s'apparenter à un sport olympique ; mais l'amour vrai ne fait de ces choses qu'une formalité.

Maintenant, quant à la question de savoir si l'on doit pardonner ou pas une éventuelle infidélité, j'y répondrai avec le plus d'honnêteté possible. Pour ma part, l'infidélité tout comme la séparation, c'est du pur égoïsme. Dans les deux cas, l'un n'a pas pris soin de vouloir préserver son couple. D'une manière ou d'une autre, autant le coupable que la victime, doivent faire face à leurs responsabilités respectives. Si l'infidèle reconnaît et avoue sincèrement sa faute avec regret, paradoxalement il y aura encore de l'amour chez lui où chez elle. Dans ce contexte, et avec un peu de sagesse, il ne faut plus regarder à l'infidélité consommée, mais à son aveu sincère et repentant. La repentance est l'aveu d'une faute et d'une faiblesse. C'est se rabaisser volontairement, pour obtenir le pardon. Et c'est démarche est louable, quel que soit la faute qui ait été faite. Ne pas reconnaître ou cacher sa faute et pire que de l'avouer. Or, l'infidèle aurait très bien pu ne pas l'avouer. Et je pense qu'il faut déterminer notre décision par rapport à l'intention de l'aveu et de la repentance, en d'autres termes du comportement final. Et si l'on ne prend pas cette attitude en considération, pour acter d'un revers de main la séparation, cela traduira un manque de sagesse, de miséricorde et sera du pur égoïsme. Pour moi (et même pour Dieu, pour les croyants parmi vous), lorsque quelqu'un reconnaît et avoue sa faute en s'auto-flagellant et en faisant pénitence, et que malgré tout on ne lui pardonne pas, DANS CE CONTEXTE LA, le fautif n'est plus le coupable mais bel et bien la victime. Méditez un peu là-dessus svp ... C'est vrai qu'il faut pardonner 7x77 fois, mais si malgré tout l'on se doit de sévir cela devrait se faire dans LA RÉPÉTITION DÉLIBÉRÉE de la même faute, et non dès le premier écart. Je sais au combien il est dur de pardonner, mais celui qui pardonne sans cesse est d'une grande spiritualité. Encore une fois, nul n'est à l'abri d'une faute (même ceux qui font genre que non), et nous sommes tous des pêcheurs faibles dans la chair. Alors que certaines se le tiennent pour dit, en cessant leurs pudibonderies et leurs angélismes à l'emporte-pièce. Et je ne justifie aucunement l'infidélité. Je ne faisais que souligner des nuances et de rétablir un certain équilibre... De plus, j'ajouterai ceci : tous ceux qui ne pardonnent pas un premier écart, n'ont pas intérêt à en commettre un à leur tour.

Dans cette société consumériste, hypersexuée, permissive à outrance, on en est arrivé à un point où ce n'est plus l'homme qui a succombé à la tentation ; mais bel et bien la tentation elle-même qui a succombé à l'homme. Mais la fidélité c'est comme le sport... C'est un dépassement de soi !

Comment trouver le vrai amour ?Où les histoires vivent. Découvrez maintenant