Ch.1: Aveuglée

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«Bonjour monsieur! Êtes-vous intéresser par...
-Non merci jeune fille...
-Bonjour Madame vous allez bien?
-Oui merci bien», fit-elle en pressant le pas. Les passants étaient nombreux, mais peu d'entre eux ne feignait pas que je suis invisible à leur yeux ou d'être occupé. Très peu s'arrête pour acheter un de mes journaux: j'ai maximum 10 acheteurs par jours. Ma mère n'est pas payer super bien non plus en tant que serveuse.

Étant fatiguée, je pris la décision de prendre une pause sur le bord de la rue. Lorsque je m'apprêtait à repartir en tournée, quelqu'un me fis échapper mes journaux en me fonçant dedans. Je me dépêcha de les rammasser quand j'entendis une voix qui m'était vaguement familière. «Kate?» Je levais la tête vers mon persécuteur. «Jayson?».
Jayson Blake était dans la même année et même école publique que moi. Honnêtement, à cause de mes absences fréquentes à l'école, je ne m'attendais guère à ce que quelqu'un remarque ma présence, et encore moins que les gens retiennent mon nom. «Alors, c'est pour ça que tu sèche les cours? Pour vendre ces machins là?» dit-il en pointant ma marchandise. Sa voix me semblait plus rauque et plus sèche que dans mes souvenirs. «Ces machins là, ça s'appelle des journaux. Qu'est-ce qu'elle a ta voix?», demandais-je. «Ah! Ça? C'est rien qu'un rhume... Tu vends tes journaux dans tes temps libres?». «Je n'ai jamais de temps libre... Maintenant, excuse-moi mais je dois y retourner» dis-je en tournant les talons. «Qui veux un journal pour seulement 5$?
-Sérieusement», pérsévéra-t-il, «Tu sèches vraiment pour travailler?». Je soupire. «Qu'est-ce que tu veux?» dis-je un peu ennuyée de peut-être perdre des opportunités de vendre des journaux». «Tu sais, il existe plein d'autres façons d'obtenir de l'argent et beaucoup plus rapidement en plus...
-Comme travailler dans les bars par exemple? Non merci.» fis-je septique. «Garder pourrait bien te rapporter 25$ de l'heure si tu trouves les bonnes personnes.
-Ça serait génial, mais je n'ai pas pris de cours de gardiennage de toute faç... -Donc ça te plairais?», me demanda-t-il. «Oui» avouais-je. «Pourquoi est-ce que tu me poses ces questions?» demandais-je en plissant les yeux. «Demain à 5h, t'es libre?
-Pourq...» commençais-je avant de me refaire couper. «J'aurais un service à te demander... J'ai un frère à faire garder, mais je ne trouve personne de libre. C'est important. S'il te plaît... «Je voudrais bien» répondis-je finalement, «Mais j'ai des journaux à vendre...
-J'augmente à 40$ de l'heure. -Pour combien de temps?
-Pour 4 heures.
-C'est d'accord» dis-je en souriant et en lui tendant la main pour conclure l'afffaire tout en rangeant mes journaux dans ma sacoche. «Merci!» s'écria t-il en me transmettant un bout de papier griffoné dans ma main tendue. Je le regarda s'éloigner en joggant, me demandant si il se fichait de moi. Mais 160$ en une journée, c'est pas mal... À l'idée de recevoir un si gros montant, je ne pus m'empêcher d'agrandir mon sourire.

À ce moment là, j'ai été trop avare et c'est ce qui m'a empêché de m'apercevoir que je n'aurais jamais dû y aller...

BriséeOù les histoires vivent. Découvrez maintenant