~ Éléna González López ~
Cette chaleur douce, ce vent chaud qui caresse mon visage, et ce ciel d'un bleu éclatant... je n'ai plus de doute : je suis bel et bien à Barcelone.
Une bouffée d'air salé m'envahit. L'odeur familière de la mer, les bruits des klaxons mêlés à ceux des gens qui parlent fort dans la rue... Tout me saute au visage d'un coup, comme un souvenir qu'on n'avait pas vu revenir.
Je suis partagée. Entre l'excitation de retrouver ma ville natale, et ce petit pincement au cœur qui me rappelle que Paris, malgré tout, est devenue un peu ma maison aussi.
Je sors de l'aéroport, valise à la main, et scrute les alentours. Je cherche Pedro.
Et là, bingo. Je le repère en deux secondes.
Qui d'autre oserait encore conduire une vieille Mini Cooper vert foncé dans cette ville ? Sérieusement. C'est tellement lui.
Je cours dans sa direction sans réfléchir.
— PEDRO ! je crie, le sourire jusqu'aux oreilles.
Je me jette dans ses bras. Il me serre fort, comme s'il ne m'avait pas vue depuis des années — bon, en vrai, c'est presque le cas.
— Hermano, ça fait tellement longtemps ! T'as pas changé... Toujours aussi beau gosse, hein ? je le taquine.
— Ma Ella... dit-il en me serrant encore plus. Toi aussi tu m'as manqué, hermana.
Il se recule un peu et me regarde.
— T'es pas mal non plus, je dois avouer, dit-il en rigolant.
On rit tous les deux. Le temps n'a rien changé entre nous. C'est comme si on s'était quittés hier.
— Bon, on y va ? Je rêve de m'écrouler dans un lit bien douillet...
— Attends, avant que tu montes... Je dois te prévenir : je vis pas seul dans la maison.
Je lève un sourcil, intriguée.
— Oh ? Tu t'es enfin trouvé une copine ? T'auras plus besoin de parler aux murs, c'est cool ça.
Il lève les yeux au ciel, mi-amusé mi-exaspéré.
— Très drôle, Éléna... Non. J'ai un coloc. C'est aussi mon coéquipier au Barça.
À ce moment-là, une voix surgit derrière moi :
— Salut vous deux.
Je me retourne.
Un garçon s'approche. Il est plutôt mignon, l'air sûr de lui, détendu. Il porte un jogging du Barça, des baskets blanches, les cheveux en bataille. Et un petit sourire en coin, de ceux qui pensent qu'on les remarque partout.
— C'est lui, Pablo, dit Pedro.
— Gavi, c'est mieux, répond l'autre, en me lançant un regard.
Je souris.
— Pablito, c'est plus mignon. T'en fais pas, tu t'y feras. Moi c'est Éléna. Mais enchantée.
— Enchanté aussi. Mais je préfère Ella, dit-il en m'imitant, avec un sourire moqueur. Ça te dérange pas ?
J'arque un sourcil.
Ok. Arrogant, confiant, légèrement agaçant... Le genre à vouloir toujours avoir le dernier mot.
Ça promet.
— Bon, vous comptez discuter pendant trois heures ou on rentre ? je lâche en attrapant ma valise.
Je monte à l'arrière — logique, petite sœur oblige — et Pedro démarre.
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𝐄𝐑𝐄𝐒 𝐓𝐔- 𝑷.𝑮𝒂𝒗𝒊
RomanceElle c'est Éléna González López,17 ans. Sœur d'un célèbre joueur de foot « Pedri », elle retourne le voir après avoir fini ses études de photographies à Paris Une grande fan de foot et du FC Barcelone,depuis toute petite. Elle n'a qu'un rêve deve...
