previously in chapter seven :
Il finit de m'embrasser on se regarde dans les yeux pendant quelques instants et il me dit « Je te veux vraiment et je sais que tu me veux ». Je l'embrasse une nouvelle fois plus passionnément et il pose ses mains sur mes hanches, on finit par se faire un câlin. Quand d'un coup j'entends un craquement comme si quelque chose s'était brisé à côté de nous, je regarde en face de nous et je vois l'échafaudage tomber vers nous.
chapter 8 :
Je sais pas si il est sincère ou juste que je m'emballe trop vite mais je décide l'embrasser à mon tour mais plus passionnément (avec la langue). Je pense qu'il a kiffé parce qu'il a posé ses mains sur mes hanches et il fini par me faire un câlin.
Mais attendez-
L'ECHAFAUDAGE !
Je le prends par le bras et je le force à courir loin d'ici. On arrive dans une autre ruelle non fréquentée.
Karl : *essoufflé* Qu'est-ce qui t'a pris ?
Moi : Je-je-je sais pas
Je préfère ne pas lui dire, j'veux pas qu'il me prenne pour un fou. Je me perds dans ses yeux et c'est la première fois que quelqu'un me fasse de l'effet juste en me regardant. Je sais pas si vous comprenez ce que je veux dire. Il me fixe intensément et ça me fait sourire bêtement.
Karl : Qu'est-ce qu'il y a ?
Moi : Je crois que je t'apprécie vraiment
Karl : Normal j'suis la perfection ivoirienne, c'est évident que tu m'aimes !
MDR.
Moi : J'ai pas dit aimer mais apprécier tchiipp
Il me prend par les mains, regarde à gauche et à droite puis me chuchote à l'oreille :
« Viens on finit ça chez moi. »
J'acquiesce.
Il m'emmène chez lui en transport, lui qui avait dit qu'il s'inquiétait pour moi pff. Sur le chemin on a parlé de tout sauf de ce qui s'était passé puisqu'on était pas seuls.
On arrive chez lui et apparemment y'a personne parce qu'il m'embrasse directement, le gars n'a pas de temps à perdre. Sauf que sur le trajet j'ai un commencé à avoir mal à la tête du coup je repousse un peu son bisou.
Karl : *irrité* Tu joues à quoi ?
Moi : Je me sens pas bien
Karl : T'es sérieux ?
Moi : Ouais je pense que c'est mieux que je rentre chez moi
Karl : Vraiment, ça peut pas attendre ?
Attendre quoi ? Que je m'évanouisse ??
Moi : Non vraiment pas quand ça commence comme ça je sais pas quand ça s'arrête donc c'est mieux que je sois chez moi avant que ça s'intensifie
J'lui fais un bisou sur la joue pour partir sauf qu'il tourne sa tête pour me montrer qu'il est saoulé. Je comprends, depuis on devait terminer ce qu'on avait commencé mais là je me sens vraiment pas bien.
Moi : Je suis désolé Karl
Il acquiesce mais ne répond pas. Je sors de son appart et-
? : *en criant* ATTENDS-MOI
Je me retourne et c'est Karl
Karl : Je t'accompagne jusqu'à la gare
Bipolaire ce gars hein !
Moi : Merci
Karl : Pour revenir à ce qu'il s'est passé tout à l'heure, je le pense vraiment
Moi : De quoi ?
Karl : J'ai envie d'essayé un truc avec toi, depuis la première que je t'ai vu tu me fais de l'effet
Waouh ! Ca me touche ce qu'il dit, je pensais pas avoir autant d'effet sur lui, ça m'a fait sourire. Décidément aujourd'hui je fais que montrer mes dents mdrrr.
On reprend la conversation malgré mon mal de tête et arrivé à la gare on se tchek comme de simples amis. Je monte dans mon train et je finis par me perdre dans mes pensées. Je repense à mon géniteur, Georges.
Avant qu'il ne parte j'étais dépendant à lui, il était ma boussole, mon héros, on faisait tout ensemble, il m'a appris tellement de choses : on était fusionnels. Jusqu'au jour où il nous a lâchement abandonné, la veille de mes 8 ans. Je m'en souviendrai toute ma vie, maman et lui se disputait, j'étais dans ma chambre avec Naomie on jouait aux toupies, mais quand on a entendu les cris on s'est empressés de partir voir ce qu'il se passait.
Flashback :
Maman : TU NE PEUX PAS PARTIR COMME CA ! TU PENSES UN PEU A TES ENFANTS ? HEIN ? REPONDS !
Georges : *calme* Je reviendrai je te le promets
Il prit sa valise et s'en alla, sans un mot, sans une attention pour nous.
J'y croyais pas, je pensais avoir mal entendu, j'essayais de me convaincre que c'était faux mais lorsque j'ai vu Naomi se mettre à pleurer j'ai compris, j'ai compris ce qu'il se passait, j'ai compris que ça ne serait plus jamais pareil, j'ai compris qu'il ne reviendrait plus. Le plus dur fut les journées d'après. Maman ne parlait plus, elle faisait tout, tout pour qu'on ne remarque pas l'absence de notre géniteur, tout pour qu'on ne remarque pas qu'elle aussi était perdu, qu'elle aussi avait été brisé. Très tôt Naomie et moi avons dû apprendre à être autonome, à rentrer seuls de l'école, à aller chercher Stéphane à l'école, à se faire à manger car maman, elle, en plus de travailler le jour elle devait travailler en intérim la nuit pour pouvoir subvenir à nos besoins. Et aujourd'hui quand grâce à Dieu tout va mieux quand on a réussi à retomber sur nos pieds il veut revenir et tout détruire ? Je le laisserai jamais faire, jamais.
Fin du flashback
PdV de Lizzie :
Elle est dans une berline allemande accompagné de Georges et de Marcus, leur fils.
Lizzie : Il a pris le train qui se dirige vers la gare de sa ville, sûrement pour rentrer chez lui
Georges : Je pense que c'est le moment pour lui dire. Il se tourne vers Marcus et lui dit Tu vas rencontrer pour la première fois ton petit frère
Marcus :*visage fermée* Cousin
Georges le foudroie du regard, Marcus qui d'habitude aurait répondu se tut.
La montre que Lizzie porte à son poignet se met à clignoter.
Lizzie : *affolée* Chris se vide ! Chris se vide !
Georges : Mais je croyais que sa situation était stable ?
Lizzie : Son taux d'E.M. n'est qu'à 25% ! C'est anormal !
Georges démarre immédiatement la voiture et se dirige vers la localisation de son fils.
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Un renoi normal
Mystery / ThrillerL'histoire d'un renoi chamboulé par la vie qui tente de rester normal.