Je suis devenue alors très observatrice. Que ce soit en société ou en compagnie de ma famille. Je me demandais vraiment s'il m'était arrivé quelque chose que mon cerveau avait refoulé.
Je me posais des tonnes de questions, m'imaginais des tonnes de scénarios différents et c'est limite si tout ça commençait à l'obsédé.
Je ne savais plus quoi faire ni quoi penser et plus le temps passer et plus je me sentais mal.
Les différences que je sentais en moi me rattrapaient comme un cheval au galop. Je continuais de faire semblant en présence des autres alors qu'en réalité je ressentais un profond mal être.
Je me disais que si j'étais peut-être moins jolie on m'aimerait pour ce que j'étais et non ce qu'on voyait. Parce qu'à chaque fois qu'on m'aborder c'était après un simple coup d'oeil.
Je ne faisais donc plus attention à mes tenues, encore moins à mes cheveux que je coupais moi même à chaque "crise". Je ne me demandais pas si j'étais encore à la mode où si je faisais sac à patate dans ce que je portais. Je ne faisais même plus les boutiques sauf en cas d'extrême urgence. C'est-à-dire quand un vêtement se trouait.
Puis pour essayer de me sentir mieux j'ai dissocié ma personnalité. C'était plus facile de joué des rôles que d'être moi même. Ça me protéger aussi des attaques extérieur. Une espèce d'armures que j'enfilais pour aller affronter le monde sans trop de dommage.
Il y avait Asmodée, très moderne, très femme fatale qui assumait son corps ses formes et n'avait aucun problème avec la sexualité. Arioch, la méchante qui adorait la vengeance et se délectait de la moindre merde qui arriver aux personnes qui m'avait brisé le coeur. Et pour finir, Elisabeth, la douce et romantique chose qui souffrait d'un énorme manque d'amour et d'attention.
Je souffrais d'anorexie et de boulimie. Chaque réveil devient un calvaire et chaque miroir que je croisais des lames qui me coupaient la peau.
Après deux T.S. raté j'ai arpenté la vie comme une âme perdue qui n'attendait qu'une chose, que la vie en arrive à son terme. Et bon sang que la vie peut être longue et ennuyeuse !
J'aurais souhaité tellement de fois pouvoir tuer cette partie de moi qui me faisait souffrir pour être plus comme les autres. Alors qu'il me fallait juste comprendre qui j'étais. Mais pour ça il fallait que je rencontre les bonnes personnes.

VOUS LISEZ
Je ne suis pas malade!
ChickLitElisabeth est pa romantique asexual et a grandi dans les années 90 ou l'homosexualité et toutes les autres branches LGBT étaient encore tabou et mal connues. Après des tonnes de péripéties, d'angoisse et de mal être. Elle vous confie son chemin qui...